mercredi 30 mars 2011

Aprés Dieudonné Mbala les Maliens manifestent pour soutenir leur "frère" Kadhafi

Au moins 4 000 manifestants se sont rassemblés vendredi à Bamako pour exprimer leur soutien au guide de la révolution libyenne, Mouammar Kadhafi, qu’ils appellent leur "bienfaiteur" et leur "frère".

Vendredi 28 mars, ils étaient entre 4 000, selon la police, et 10 000, selon les organisateurs de la manifestation, à arpenter les artères principales de Bamako, la capitale du Mali, au rythme de slogans anti-Sarkozy et anti-occidentaux.

samedi 26 mars 2011

Mohamed Benchicou : Comment Said Bouteflika veut prendre le pouvoir



Dans son article «'General Toufik: ‘God of Algeria’  », l’anthropologue britannique, Jeremy Keenan, spécialiste reconnu de la zone sahélienne, soutient que la guerre entre le général Médiene et le clan Bouteflika a commencé dès l’élection de Bouteflika pour un troisième mandat en avril 2009, élection dont les conséquences «  n’ont pas été celles que Mediène avait prévues » puisque, «  à peine Bouteflika a-t-il été installé dans le fauteuil de son troisième mandat que son « clan », conscient du mauvais état de santé du Président, a commencé à planifier sérieusement sa succession qui devait être assurée par son frère cadet, Said Bouteflika. »

Le sacrifice d’Abraham symbole de soumission des musulmans au totalitarisme ?



Aucun pays majoritairement musulman n’est démocratique. Entre monarchies et présidences à vie, les musulmans vivent sous l’autorité suprême de chefs d’Etat quasi-divins concentrant et personnifiant l’unicité du pouvoir.
Lorsqu’ils ne deviennent pas héréditaires, les régimes arabo-musulmans non monarchiques fonctionnent comme le système papal du Vatican. Des généraux et des dignitaires se réunissent en conclave, comme les cardinaux, pour désigner leur pape, le futur président à vie et sacré que le peuple doit accepter sans contestation, au moyen de mascarades électorales d’intronisation. (1)
 

Indonésie :la maison des fous, version Musulmane



En Indonésie, les troubles mentaux sont mal soignés, faute de moyens ou manque  considération pour les malades c’est la toute  une énigme . L’hospitalisation coûte cher selon eux pour cela certaines familles préfèrent envoyer les malades dans des « pasung », ce qui signifie littéralement « bétail ». Là-bas, les patients sont enchaînés jour et nuit, certains pendant plusieurs années.


Vidéo du Reportage diffuser sur France24:





par France24

vendredi 25 mars 2011

Aux Libyens de décider du sort de Kadhafi, dit Nicolas Sarkozy

Les Libyens devront décider du sort de Mouammar Kadhafi et non la coalition internationale, dont les avions sont venus au secours de l'opposition libyenne depuis le 19 mars, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy.
Le président français a annoncé à l'issue d'un dîner des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne que les Emirats arabes unis avaient décidé de rejoindre cette coalition conduite par les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne.
"J'ai eu à 22h30 le prince héritier des Emirats arabes unis, qui m'a indiqué que les Emiratis avaient pris la décision d'engager 12 avions dans la coalition", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
C'est le deuxième pays arabe à annoncer une participation effective aux opérations de la coalition, après le Qatar qui a décidé d'engager six avions, a-t-il souligné.
Le ministre émirati des Affaires étrangères a confirmé vendredi l'envoi de 12 avions pour participer aux opérations alliées.

Al Qaïda au Yémen met en ligne le 2ème numéro de sa cyber-revue en anglais

Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) a mis en ligne lundi le deuxième numéro de sa cyber-revue « Inspire », rédigée en anglais, destinée à encourager les musulmans anglophones à rejoindre le mouvement jihadiste international.
Sur 74 pages, agrémentées de nombreuses photos et illustrations, la revue, signée par Al-Malahem Media, branche « communication » d’Aqpa, présente de façon moderne et attractive des témoignages comme « Ma vie dans le jihad », des exégèses du Coran, des conseils pratiques pour monter des attentats ou des interviews de jihadistes américains.

jeudi 24 mars 2011

DES MANIFESTANTES FORCÉES À SUBIR DES «TESTS DE VIRGINITÉ»

Amnesty International a appelé les autorités égyptiennes à enquêter sur les graves allégations faisant état d’actes de torture, notamment de «tests de virginité» forcés, infligés par l’armée à des manifestantes arrêtés sur la place Tahrir plus tôt dans le mois.
 
Après que des militaires ont évacué avec violence les manifestants de cette place le 9 mars, au moins 18 femmes ont été placées en détention aux mains de l’armée. Amnesty International a été informée par des manifestantes qu’elles avaient été battues, soumises à des décharges électriques, fouillées au corps tandis que des soldats les photographiaient, puis forcées à subir des «tests de virginité» et menacées de poursuites pour prostitution.

Les «tests de virginité» constituent une forme de torture lorsqu’ils sont pratiqués de force ou sous la contrainte.

Israël : Des dizaines de blessés à Jérusalem par une bombe à un arrêt de bus



Un attentat a frappé Jérusalem ce mercredi. L’explosion a eu lieu à proximité d’un bus, près de la principale gare routière et de l’Hôtel de ville, dans un quartier juif du centre de la ville, rapporte Reuters.

D’après la police, 31 personnes ont été blessées, dont trois gravement. Ils ont pour la plupart été évacués dans les hôpitaux. Pour l’instant, le bilan des autorités ne fait état d’aucun mort. De nombreuses ambulances et véhicules de police sont sur place et les entrées de la ville sont bloquées.

L’explosion qui semble être un attenat à la bombe est le premier dans la région depuis plusieurs années et survient au moment où les tensions  montent entre les militants du Hamas et Israël.

samedi 19 mars 2011

Sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen

COMMUNIQUÉ



A l'invitation du Président de la République française, M. Nicolas SARKOZY, M. Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies ; M. José Luis Zapatero, Président du Gouvernement du Royaume d'Espagne ; Mme Angela Merkel, Chancelière de la République fédérale d'Allemagne ; M. Steven Harper, Premier ministre du Canada ; Cheikh Hamad Bin Al Jassem, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar ; M. Donald Tusk, Président du Conseil des Ministres de la République de Pologne ; M. Lars Loekke Rasmussen, Premier Ministre du Royaume de Danemark ; M. Silvio Berlusconi, Président du Conseil des Ministres de la République Italienne ; M. Georges Papandréou, Premier Ministre de la République Hellénique ; M. Jens Stoltenberg, Premier Ministre du Royaume de Norvège ; M. Yves Leterme, Premier Ministre du Royaume de Belgique ; M. David Cameron, Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord ; M. Mark Rutte, Premier Ministre du Royaume des Pays-Bas ; M. Amr Moussa, Secrétaire général de la Ligue arabe ;


vendredi 18 mars 2011

Dalila, 35 ans, diplômée au chômage : «Je cherche un travail, je risque 1 an de prison!»

Dalila Touat, 35 ans, militante au sein du comité national pour la défense des droits des chômeurs, a été arrêtée par la police mercredi 16 mars à Mostaganem, à l'Ouest d'Algérie. Interrogée puis placée en garde-à-vue durant 24 heures, elle doit comparaitre le 28 avril prochain pour incitation à un rassemblement non armé par le biais de distribution de tracts. DNA a recueilli son témoignage.



Je m’appelle Dalilta Touat. J’ai 35 ans, je suis diplômée en physique à l’université d’Oran. Originaire de Mostaganem, je suis au chômage depuis ma sortie de l’université.Plus de huit ans déjà!

Libye: Kadhafi annonce un cessez-le-feu


La Libye a annoncé vendredi qu'elle mettait fin à toutes les opérations militaires à la suite de la résolution votée par le Conseil de sécurité de l'ONU dans la nuit, a indiqué le ministre des Affaires étrangères libyen Moussa Koussa lors d'une conférence de presse.

Paris avait annoncé auparavant que des "frappes militaires contre Kadhafi auront lieu rapidement", le dirigeant libyen promettant l'"enfer" à ceux qui attaqueraient la Libye, après le vote par l'ONU dans la nuit d'une résolution ouvrant la voie à un recours à la force.

Des combats se sont déroulés dans l'Ouest libyen jeudi soir et vendredi matin.

Nordine Aït Hamouda répond à la 4e Internationale

Avant toute chose, je m’excuse auprès des Algériens auxquels sont imposées ces polémiques au moment où toutes les énergies devraient se développer contre le régime en place. Mais j’estime, en mon âme et conscience, que l’imposture morale et politique est l’une des composantes du système. Il faut donc se battre sur tous les fronts. J’espère, une fois encore, que mon présent article parviendra à la 4e Internationale lambertiste par le même « camarade français » qui l’aura lu, « par accident », sur le site du Soir d’Algérie. Amen et que vive le canal historique. Pour le reste, je ne m’attarderai pas sur les généralités de votre écrit et de celui de vos représentants en Algérie.


Je vous ferai remarquer d’emblée que faire signer votre droit de réponse, qui nie l’appartenance du PT d’Algérie à la 4e Internationale lambertiste, par M. François de Massot démontre l’urgence pour vous à revisiter vos écrits et vos positions. En effet, nier l’appartenance du PT d’Algérie à la 4e Internationale relève d’un canular qui a surpris même les habitués des slogans gauchistes.

mardi 15 mars 2011

Une Fatwa contre la Démocratie en Algérie

ALGER (Reuters) - Le chef spirituel du mouvement salafiste influents en Algérien a émis une fatwa de 48 page « décret religieux », appelant les musulmans à ignorer les appels pour le changement parce que selon lui la démocratie est contre l’islam.

La fatwa du cheikh Abdelmalek Ramdani, qui vit en Arabie Saoudite, vient à un moment opportun pour le président Abdelaziz Bouteflika ,parce que les Algériens qui observent les protestations dans d’autres pays arabes ont commencé à pousser leurs propres revendications politiques et économiques.

Au Japon, le risque nucléaire est «extrêmement élevé»

EN DIRECT - Une nouvelle explosion et un incendie ont touché la centrale de Fukushima 1 dans la nuit. Le chef de la diplomatie française Alain Juppé se dit «inquiet».




• Une troisième explosion à Fukushima 1

La crise nucléaire s'est aggravée mardi après une nouvelle explosion et un incendie à la centrale de Fukushima 1. Endommagée lors du puissant tremblement de terre suivi par un tsunami vendredi, la centrale, située à 240 km au nord de Tokyo, connaît une série d'explosions quasi quotidiennes, dont deux ont atteint mardi ses réacteurs n°2 et n°4.
Peu après 6 heures (minuit à Paris), une «grosse explosion» s'est produite dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2, a annoncé Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale. Contrairement aux deux précédentes explosions sur les réacteurs 1 et 3, celle du réacteur 2 n'a pas été visible de l'extérieur et n'a pas endommagé le bâtiment externe.
Une autre explosion d'hydrogène a ensuite déclenché un incendie dans le réacteur 4, qui était à l'arrêt pour maintenance lorsque le séisme s'est produit. Un bassin de stockage de combustible nucléaire usagé a été touché par les flammes, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique. Deux brèches de huit mètres de large sont en outre apparues dans l'enceinte extérieure du bâtiment, a annoncé l'Agence de sûreté nucléaire japonaise.
Ces explosions sont la conséquence des opérations d'urgence lancées après la panne des systèmes de refroidissement des réacteurs provoquée par le tsunami. Depuis, la centrale, construite dans les années 1970, a été totalement mise à l'arrêt et Tepco injecte de l'eau de mer pour refroidir les réacteurs, un processus qui entraîne des rejets radioactifs.
En conséquence, «le niveau de radioactivité a considérablement augmenté» sur le site de la centrale, a reconnu mardi le premier ministre japonais, Naoto Kan. (Voir la vidéo CNN de son intervention ci-dessous) Il a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées «à la maison ou au bureau». Cette mesure s'ajoute à l'évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200.000 personnes résidant à proximité de cette centrale située au bord de la mer.





Des niveaux entre 30 et 400 millisieverts par heure ont été relevés autour des réacteurs, ont précisé Naoto Kan et l'AIEA. À partir d'une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d'une augmentation du nombre des cancers.
Le ministère japonais des Transports a instauré mardi une zone d'exclusion aérienne dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale.


Cliquez ici pour suivre les événements sur la chaîne japonaise NHK (en anglais).



Source: Le Figaro



samedi 12 mars 2011

Assassinat des moines de Tibéhirine : Un ex-officier algérien accuse la sécurité militaire

L’enlèvement des sept moines du monastère de Tibéhirine en 1996 a été commandité par la Sécurité militaire algérienne pour « faire du chantage vis à vis de la France et jeter un discrédit sur les mouvements islamistes », affirme un ex-officier algérien interrogé par le juge antiterroriste Marc Trévidic. Ce nouveau témoignage, pas inédit, relance davantage l’enquête sur l’enlèvement et l’assassinat des sept religieux français.

« Il s’agissait d’un mouvement axé sur la manipulation et l’infiltration permettant de faire du chantage vis-à-vis de la France et de jeter le discrédit sur les mouvements islamistes », a dit l’ancien militaire Abdelkader Tigha lors de son audition, selon le procès-verbal publié vendredi sur le site internet de France Inter.

Après plusieurs tentatives d’audition avortées, le juge chargé de l’enquête sur la mort en 1996 en Algérie des sept religieux avait entendu, en novembre à Amsterdam, Abdelkader Tigha qui était officier en poste à Blida (sud d’Alger) au moment de leur enlèvement.

M. Tigha avait affirmé dès 2002 au journal Libération, trois ans après son départ d’Algérie, que la Sécurité militaire algérienne avait organisé l’enlèvement.

Les sept moines trappistes ont été enlevés le 26 mars 1996 et séquestrés pendant deux mois avant d’être décapités.

Officiellement l’enlèvement suivi de l’assassinat des sept moines trappistes a été revendiqué par le GIA, à l’époque dirigé par Djamel Zitouni.

Cette thèse, défendue par les autorités algériennes, est remise en cause par de multiples témoignages qui accréditent la thèse d’une manipulation, voire d’une bavure de l’armée algérienne.
Selon M. Tigha, « les GIA (Groupes islamistes armés, ndlr) étaient en train de gagner » et le général Smaïn Lamari, patron de la DCE algérienne (Direction du contre-espionnage) à l’époque, « n’avait qu’une seule option, à savoir l’infiltration ».

« Les GIA ont enlevé les moines », et « les services secrets avaient organisé l’enlèvement », raconte M. Tigha, selon lequel les moines ont ensuite « séjourné dans les locaux militaires de Blida à environ 48 km de Tibéhirine ».

Mais « je n’ai pas vu entrer les moines, j’ai vu entrer les véhicules », précise-t-il. « Une opération militaire a alors été engagée pour donner l’impression que l’on recherchait les moines de manière sérieuse ».

Après avoir déserté et fui l’Algérie en 1999, Abdelkader Tigha a fait un périple à travers la Tunisie, la Syrie, la Thaïlande, la Jordanie, les Pays-Bas et la France en quête d’un refuge politique. En 2006, il est longuement débriefé par des agents de la DST (Direction de la surveillance du territoire) en échange d’une protection et d’un asile politique en France.
Le deal capote et Tigha est expulsé de Paris en mai 2007 et part s’installer aux Pays-Bas. En 2008, Il publie « Contre-espionnage algérien : notre guerre contre les islamistes », paru aux éditions Nouveau Monde.

Pour l’avocat des parties civiles, Me Patrick Baudoin, le témoignage de M. Tigha « n’est pas nouveau » mais « il est important », car « c’est la première fois qu’il s’exprime dans le cadre de l’enquête judiciaire ».

« Il confirme ce qu’il avait dit et écrit notamment sur les conditions de l’enlèvement des moines », a dit Me Baudoin à l’AFP. Selon lui, le témoignage « est à prendre avec beaucoup de sérieux mais aussi de précaution ».

« Il est le seul à faire ce témoignage, il faudrait que cela soit conforté » par d’autres témoignages.
M. Tigha devrait être à nouveau interrogé par le juge Trévidic pour préciser ses déclarations.
L’enquête sur l’assassinat des moines trappistes a connu un rebondissement spectaculaire en juin 2009 avec la déposition du général Bushwalter, ancien attaché militaire à l’ambassade de France en Algérie. Le général avait indiqué que la mort des moines pourrait être provoquée par une bavure de l’armée algérienne.

A l’appui de ses propos, l’ex attaché militaire avait rapporté le témoignage d’un officier algérien dont le frère pilotait un hélicoptère au moment du raid aérien qui aurait causé la mort des sept religieux.

vendredi 11 mars 2011

Le séisme le plus violent au Japon depuis 140 ans

Un nouveau bilan de 32 morts a été établi par les médias nippons, environ cinq heures après le très violent séisme de magnitude 8,9 survenu vendredi au large des côtes nord-est du Japon à 14H46 (05H46 GMT), déclenchant un tsunami de plusieurs mètres de haut sur les côtes Pacifique


Trois décès ont été déplorés à Tokyo, a affirmé l'agence de presse Jiji.

Dix morts ont été enregistrés par les autorités locales de la préfecture d'Iwate, plus proche de l'épicentre.

Trois autres décès ont été rapportés dans la préfecture d'Ibaraki, au nord de la capitale, après l'effondrement d'une maison.

Ces premières données n'ont pu être immédiatement confirmées par la Police Nationale chargée de collecter et synthétiser les informations.

Des vagues de dix mètres de hauteur se sont abattues sur les côtes de la préfecture de Sendai et d'autres de sept mètres dans la préfecture voisine de Fukushima, ont rapporté les médias.

Une alerte au tsunami a été émise sur pratiquement toutes les côtes du Pacifique par le Centre américain pour les tsunamis et un ordre d'évacuation a été donné aux îles Mariannes et à Hawaï.

Dans la province de Miyagi, une vague de boue et de débris a déferlé à grande vitesse dans les champs, dévastant tout sur son passage. A certains endroits, l'eau a pénétré jusqu'à cinq kilomètres à l'intérieur des terres.

Les télévisions nippones diffusaient en direct des images de maisons inondées, de bateaux ayant chaviré et de voitures submergées par les eaux. Des colonnes de fumée s'élevaient au-dessus de certaines localités situées dans le nord-est de l'île principale de Honshu, où une quarantaine d'incendies ont été jusqu'à présent recensés.

Le ministère de la Défense a immédiatement dépêché des navires et des soldats pour participer aux secours, ainsi que des avions pour observer la situation sur place.

La secousse, de magnitude 8,9 selon l'Institut de géophysique américain (USGS) qui l'avait auparavant évaluée à 7,9, puis 8,8, s'est produite à 14H46 (05H46 GMT) à 24,4 km de profondeur et à une centaine de km au large de la préfecture de Miyagi.

Selon l'Agence météorologique nippone, il s'agit du plus fort séisme jamais enregistré au Japon.

"Nous avons été secoués si violemment qu'il fallait s'accrocher pour ne pas tomber", a témoigné une responsable de la municipalité de Kurihara, la plus durement touchée dans cette préfecture.

"Nous ne pouvions pas nous échapper de l'immeuble parce que les secousses n'arrêtaient pas de se succéder", a-t-elle dit à l'AFP au téléphone.

Les centrales nucléaires des préfectures de Miyagi et de Fukushima se sont automatiquement arrêtées, a indiqué la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco) qui dessert la capitale.

Le Premier ministre, Naoto Kan, a assuré qu'aucune fuite radioactive n'avait été constatée.

Les réseaux de télécommunications fixes et mobiles restaient soumis à de fortes perturbations plusieurs heures après le séisme.

A Tokyo, situé à environ 380 km de l'épicentre, les gratte-ciel, construits sur des structures parasismiques spéciales, ont tangué pendant de longues minutes après le séisme.

Un toit s'est effondré sur un bâtiment du centre de Tokyo où 600 étudiants participaient à une cérémonie de remise de diplômes, faisant de nombreux blessés, selon les pompiers et les médias.

Dans les bureaux et les habitations, des objets ont chuté des étagères, les ascenseurs ont été stoppés automatiquement, tandis que des millions de personnes se précipitaient dans les rues.

Dix incendies ont été signalés dans la capitale, et il y a plusieurs blessés, ont dit les médias.

Dans la région de Tokyo, une raffinerie de pétrole était en feu à Iichihara et des flammes s'élevaient à plusieurs dizaines de mètres de hauteur.

L'aéroport international de Narita, situé à une cinquantaine de kilomètres à l'est de Tokyo, a suspendu le trafic et décidé d'évacuer les bâtiments.

Les transports ferroviaires et routiers ont également été interrompus dans une grande partie de l'archipel, en particulier dans Tokyo et sa région, bloquant des millions de personnes qui ont pris d'assaut les hôtels de la ville.

Les trains express Shinkansen ont été stoppés dans tout le nord-est et les autoroutes de la région de Tokyo fermées quelques minutes après le tremblement de terre.

A Tokyo, quatre millions de foyers étaient privés d'électricité.

"J'étais au bureau, au dixième étage de mon immeuble. Les murs ont commencé à trembler, puis tous les meubles. Je n'ai jamais connu ça ici, j'ai eu peur !", a expliqué Saki Horikane, une employée de bureau du quartier de Ginza descendue avec ses collègues quelques minutes après la secousse.

Plusieurs fortes répliques de magnitude supérieure à 6, voire 7, se sont ensuite produites et ont été ressenties jusque dans la capitale.

Le Japon, situé au confluent de quatre plaques tectoniques, subit chaque année environ 20% des séismes les plus forts recensés sur Terre.

Le Comité de recherches sismiques du gouvernement a averti qu'un grand tremblement de terre de magnitude 8 avait 70% de chances de se produire d'ici à 30 ans dans les plaines du Kanto, où est située la mégalopole de Tokyo, peuplée d'environ 30 millions d'habitants.

En 1923, la capitale avait été dévastée par un séisme majeur, qui avait fait 140.000 morts. La plupart des décès étaient survenus dans des incendies.

Plus récemment, en 1995, le séisme de Kobe (ouest) avait fait plus de 6.400 morts.

AFP

Vidéos:


samedi 5 mars 2011

Said Sadi agressé à Alger« Dégage sale kabyle, retourne chez toi à Tizi Ouzou... »

Le président du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie), Said Sadi, a été victime samedi 5 mars d’agressions physiques et verbales de la part de jeunes "baltaguias" alors qu’il s’apprêtait à participer à la marche à l’appel de la CNCD. Traité de "sale kabyle", de "juif", Said Sadi a été légèrement blessé à la main gauche par un coup de couteau. DNA a recueilli son témoignage.

« Je me suis rendu samedi vers 10 45 h à Place El Mouradia pour participer à la marche de la CNCD. Alors que j’étais à 150 mètres de la Place, les flics ont vite fait de signaler ma présence par Talkie Walkie. ‘ Il vient d’arriver’, disaient-ils.

A peine descendu de ma voiture, je suis encerclé par un groupe de personnes, peut-être une quarantaine, des baltaguias, qui profèrent des insultes à mon endroit. Ce sont les flics eux-même qui ont rameuté les baltaguia. Je les entendais crier ‘Dégage sale Kabyle’. ‘Sale juif’. ‘Retourne chez toi à Tizi Ouzou’ ou ’A mort Sadi’. Les policiers ont fait un cordon autour de moi pour que je sois livré aux voyous.

Dans la cohue, j’aperçois un jeune, un couteau à la main, qui fait un geste de m’asséner un coup. Je lève mon bras gauche instinctivement. La lame de son couteau me blesse légèrement aux doigts.

J’ai pu voir un autre baltagui, un sabre à la main, se ruer sur un manifestant qui était à terre. Ce dernier a été heureusement secouru par d’autres personnes.
Pendant ce temps-là, les policiers étaient restés impassibles. Ils laissaient faire les agresseurs. Visiblement, ils avaient reçu des instructions pour me livrer au lynchage de la foule de voyous qui ont été emmenés en renfort.

Je me suis alors engouffré dans la voiture pour échapper au lynchage. Au moment de la fuite, notre voiture a été poursuivie et saccagée.

Je précise que je me suis rendu au point de la marche sans ma protection.
J’ai congédié depuis une semaine les hommes qui assurent ma protection, dont certains sont des proches qui sont avec moi depuis des années.

Il y a une semaine, la DGSN ( Direction générale de la sureté nationale) a voulu changer les personnes qui assurent ma protection en choisissant elle-même les éléments. J’ai refusé.
Ce qui s’est passé est un véritable traquenard. Un acte politique très grave. »

par DNA

mercredi 2 mars 2011

Le « printemps berbère » de Kadhafi

Mouammar Kadhafi adore les chevaux berbères. Il en est fou. Le dictateur libyen use et abuse des meilleurs qualificatifs quand il parle d’eux. Lorsqu’il évoque le nom des premiers habitants de son pays, il porte des œillères. Les Berbères sont tout simplement inexistants. L’après-kadhafisme ne se fera en tout cas pas sans eux.

Les Amazighs, « hommes libres » en langue berbère, seraient un million en Libye. Peu importe le nom qu’ils portent, pour Kadhafi ce sont des « Arabes, un point c’est tout ». Si l’Afrique du Nord est d’ailleurs « 100 % arabe », c’est parce qu’il n’a jamais voulu compter la trentaine de millions d’Amazighs vivant au Maroc, en Algérie, en Tunisie et, bien sûr, dans son pays, où il les a marginalisés depuis son arrivée au pouvoir en 1969.

Si une bonne partie des Maghrébins sont des Berbères arabisés, en Libye, contrairement au Maroc ou même en Algérie, les Amazighs sont absents des livres d’histoire : l’expression « Ara bes anciens » est utilisée pour parler d’eux, même s’ils vivent dans le nord de l’Afrique depuis 5000 ans — des milliers d’années avant la conquête islamique. Leur langue n’est pas enseignée, et il est surtout interdit de la parler en public. Les prénoms berbères sont proscrits. De manière générale, exprimer sa « berbérité », c’est vivre dangereusement.

Pas surprenant donc de voir ces jours-ci les Amazighs monter aux barricades contre la « Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste » conçue dans la tête de Kadhafi. Zouara, leur fief dans l’ouest, a d’ailleurs été une des premières villes à s’extirper des griffes du « guide suprême ». « Toutes les localités amazighes ont été libérées. Nous avons participé au soulèvement dès le premier jour », explique fièrement au téléphone Madghis Madi, un Canado-Libyen d’origine berbère installé à Ottawa depuis une vingtaine d’années.

Malgré sa politique de la terre brûlée, qui aurait fait plus d’un millier de morts en moins de deux semaines, Kadhafi va disparaître du paysage politique. Si ce qu’il laissera comme pays n’implose pas, avec ses dizaines de tribus, pour devenir un éventuel Afghanistan de la Méditerranée, il faudra comp ter sur les Amazighs pour semer les graines de la démocratie dans la nouvelle Libye où, plus que dans la Tunisie et l’Égypte voisines, elle aura du mal à prendre racine.

Plus l’effet domino se poursuivra dans la région et plus les Amazighs sortiront de l’ombre. Ils chercheront à internationaliser leur cause. Comme toutes les minorités brimées du monde. Leur réalité sera mieux connue. Le « printemps arabe » permettra peut-être l’éclosion d’un « printemps berbère », de la Libye jusqu’au Maroc.

Source : Metro

mardi 1 mars 2011

Le logo des JO de Londres fâche l’Iran


L’Iran a fait savoir, lundi 28 février, que ses athlètes pourraient boycotter les Jeux olympiques de 2012, en raison du logo de la compétition : aux yeux du Comité national olympique iranien, le chiffre « 2012″, qui compose, sous une forme déstructurée, le logo, dissimulerait en fait le mot « Zion », un terme qui désigne la cité de Jérusalem, capitale de l’Etat juif, dont la République islamique d’Iran récuse l’existence.

L’Iran, qui voit là une provocation à caractère « raciste », prévient que « d’autres pays, notamment musulmans, vont à coup sûr réagir à ce logo raciste, ce qui portera atteinte aux objectifs des JO dans le monde ». « Ne pas tenir compte de votre part de cette question risque d’affecter la présence [à Londres] de certains pays, dont l’Iran », écrit le patron du comité olympique iranien, Bahram Afsharzadeh, dans un courrier adressé à Jacques Rogge, le patron du Comité olympique international.
Le comité d’organisation des Jeux de Londres a manifesté son étonnement à l’égard de cette requête, rappelant que le logo des JO a été dévoilé en 2007, sans susciter jusque-là d’interrogations.

Kadhafi fait un tabac sur YouTube grâce à un spot musical israélien

JERUSALEM — Un spot musical israélien incorporant des extraits d'un discours enflammé la semaine dernière du numéro un libyen Mouammar Kadhafi se taille un franc succès sur YouTube.
Intitulé "Zenga, zenga", d'après l'extrait du discours où le colonel Kadhafi, confronté à une rébellion sans précédant, menace de purger son pays "allée par allée", le clip avait déjà été visionné plus de 400.000 fois dimanche après-midi sur le site de partage de vidéo.
Ce clip, qui mixe les paroles vengeresses du colonel Kadhafi sur un air très rythmé et accompagne l'image du discours du "Guide de la révolution" de deux incrustations d'une danseuse assez dévêtue, a été réalisé par un musicien israélien, Noy Alooshe.
Une version sans la danseuse a également été proposée, mais celle-ci n'avait été visionnée que 51.000 fois dimanche après-midi.
"J'ai reçu énormément de soutien de gens du monde arabe qui ignoraient mon identité et m'ont affirmé que ce mixage était devenu une sorte d'hymne de ralliement des contestaires", a affirmé le musicien à l'AFP.
"Un internaute a même écrit que quand Kadhafi tomberait, ils danseraient sur mon mixage dans les rues de Tripoli, ce qui serait vraiment génial", a-t-il ajouté.
D'origine tunisienne, Noy Aloshe, 31 ans, dirige le groupe musical de Tel-Aviv "Hovevei Tzion", célèbre en Israël pour son tube "Rotsé Banot" (Je veux des filles).
Par AFP

La Vidéo