dimanche 30 janvier 2011

A eux cinq ils totalisent 127 ans de pouvoir : Présidents ou dictateurs à vie

Bouteflika, Assad, Moubarak, Khadafi, Ali Salah…A eux cinq, ils totalisent 127 ans d’exercice du pouvoir. Le vétéran, Khadafi, l’a pris en 1969, le cadet, Assad, l’a hérité de son père en 2000, mais tous ont, au moins, un trait en commun : ils s’accrochent au pouvoir au point d’y demurer à vie.



Le plus âgé d’entre eux affiche 82 ans, le plus jeune 46 ans. En Algérie, en Syrie, en Egypte, en Libye ou au Yémen, les présidents sont arrivés au pouvoir soit par des élections truquées soit en renversant l’ancien régime. Tout sauf par des moyens légaux et démocratiques. A l’instar de Ben Ali le tunisien balayé par une révolution populaire après 23 ans de pouvoir, ces cinq dirigeants risquent de voir leurs pouvoirs vaciller tant ils sont devenus extrêmement impopulaires dans leurs pays.
Abdelaziz Bouteflika, 73 ans, élu en avril 1999. L’ancien ministre des affaires Etrangères sous Boumediene est revenu aux affaires après vingt ans d’une « traversée du désert » passée entre Genève, Dubaï, Paris et Alger. Adoubé par l’armée, il a été élu en 1999 puis réélu en 2004. Alors que la constitution de son pays limitait  l’exercice présidentiel à deux mandats, Bouteflika a imposé une révision de la loi fondamentale en novembre pour supprimer la limitation des mandats. Résultat : il a été réélu en avril 2009 avec le score brejnévien de90, 24 %.  Diminué par la maladie, le président compte certainement finir ses jours à la tête de l’Etat.
Mohamed Hosni Said Moubarak, 82 ans, élu en octobre 1981. Vice-président de l’Egypte du temps de la présidence d’Anouar Sadate, il succède à celui-ci en 1981 peu de temps après son assassinat par un commando islamistes. Moubarak est réélu régulièrement en 1987, 1993, 1999 et en 2005, toujours avec des scores supérieurs à 80%. Des scores soviétiques. Son désir de voir son fils, fils Gamal, 46 ans, assurer sa succession à la tête de l’Etat s’est fracassé dans les rues du Caire.
Mouamar El Khadafi : 69 ans, porté au pouvoir après un coup d’Etat en septembre 1969. Cet ancien capitaine, autoproclamé colonel a pris le pouvoir le 1er septembre 1969, à 27 ans, par un coup d'État contre le roi Idris Ier, alors que celui-ci était en Turquie pour un traitement médical.  Depuis, il ne l’a plus jamais lâché. Mégalomane, brouillant, insaisissable, le guide a privatisé son pays pour le transformer en propriété familiale. Moins d’un renversement  du régime sa succession devrait revenir à l’un de ses fils, sans doute Seïf el Islam.
Ali Abdallah Salah : 69 ans, portés au pouvoir sur les chars en juillet 1978. Cet ancien militaire est devenu président quand Bouteflika était encore ministre des Affaires étrangères sous Boumediene.  Ali Salah n’est pas arrivé au pouvoir après un scrutin ouvert et pluraliste, mais porté par les chars des militaires après le coup d’Etat qui s’est soldé par l’assassinat des présidents Ibrahim al-Hamdi et Ahmad al-Ghashmi. Celui qui a soutenu Saddam Hussein lors de la guerre du Golfe (1990-1991) est le premier président élu du pays en 1999 avec 96 % des voix. Sept ans après, il est réélu le 22 septembre 2006 avec 77,2% des suffrages.
Chez Al Abdellah, le pouvoir est une affaire de famille. Son fils aîné commande la garde républicaine et les forces spéciales, ses trois neveux s’occupent de la sécurité nationale, des forces centrales de sécurité et de la garde présidentielle. Quand à son demi-frère, il dirige tout simplement l’armée de l’air. La rue yémenite ne veut plus de lui.
Bachar Al-Assad : 45 ans, élu à 97,62 % en juillet 2000. Le cadet des présidents et autres dictateurs à vie. Fils cadet de l’ancien président syrien Hafez Al-Assad (1930-2000), Bachar avait à l’origine une faible appétence pour la politique. Son père préparait son frère aîné, Bassel, pour lui succéder. Celui-ci meurt dans un accident de voiture en 1994, et Hafez Al-Assad fait alors appel à son fils cadet, Bachar, qui venait juste d’obtenir son diplôme de spécialiste en ophtalmologie à Londres.
Il rentre alors à l’académie militaire Homs et devient colonel en 1999. À la mort du président Hafez Al-Assad, le parlement syrien amende la constitution pour abaisser l'âge minimum du candidat à la présidentielle de 40 à 34 ans. Du sur mesure pour Bachar qui est promu deux jours plus tard général en chef des forces armées syriennes et le parlement le propose comme président de la République syrienne le 25 juin 2000. Il est reconduit à la présidence de la République après sa victoire avec 97,62% des voix exprimées lors d'un référendum présidentiel organisé le 27 mai 2007. A moins d’un coup d’Etat, d’un accident, d’une mort naturelle, il devrait finir ses jours comme président de la Syrie.

samedi 29 janvier 2011

Noël, nouvel An et les islamistes en Kabylie

Nouvel an, un jour que tout le monde attend avec impatience. Une date qui donne un peu de joie à nos familles en Kabylie et aux jeunes qui profitent du réveillon afin d’oublier un peu leurs soucis en souhaitant que la nouvelle année adoucisse le calvaire qu’ils vivent quotidiennement.

Ouadhias est une petite ville située à 35 km de Tizi Ouzou, région secouée, comme d’autres villes et villages de Kabylie, par les évènements qui se sont succédés depuis des années. Par contre un phénomène nouveau vient s’ajouter a toutes les misères que vivent les citoyens de cette ville. On a vu naitre une nouvelle mosquée au cœur du centre ville, dirigée par un groupe de salafistes, depuis nous avons droit, a des intimidations chaque jour, dont j’ai été témoin avant de quitter la région pour m’installer en France.

Mais Noël et la fin de l’année 2010 sont marqués par une autre attaque de ces islamistes qui veulent talibaniser la région et toute la Kabylie pour y reproduire ce qui se passe au Pakistan et en Afghanistan.

J’ai appris ya quelques jour une Nouvelle qui ma secouer , alors que j’appelais ma famille pour leur souhaiter un joyeux Noël et faire mes vœux pour le nouvel an que les habitants des Ouadhias se sont réveillés avec une fatwa pondue par les fous d’Allah interdisant aux habitants de fêter Noël et le nouvel an car ces fêtes ne font pas parties des traditions musulmanes.

Mais cela ne s’arrête pas là. Ces mahométans ont profité du prêche à la mosquée pour inciter les fidèles à interdire à leurs proches d’adhérer à ces festivités. Ils sont allés jusqu’à interdire les buches pâtissières ou glacées ou toute guirlande ou boule qui sont, selon eux, des signes ostentatoires d’offenses à l’islam.

Je passe sur les problèmes engendrés par ces prêches qui ont créés des conflits au sein d’une même famille. Entre les musulmans et ceux qui préfèrent retourner à la religion de leurs ancêtres, c’est-à-dire le christianisme. L’islamisme, avec la complicité de l’Etat, infecte nos rues, nos maisons et nos villages faisant de plus en plus de dégâts au sein des populations kabyles. Le désarroi des populations terrorisées augmente de jour en jour face aux intimidations et aux menaces.

Les questions que l’on se pose aujourd’hui sont : y a il plus diabolique que cela ? Allons-nous voir demain la Kabylie devenir le nouveau siège de ces malades qui empoisonnent nos vies ? Qu’attendent les représentants du peuple kabyle et que font-ils pour arrêter ce fléau qui vise à détruire notre peuple ? Que font-ils pour juguler ce danger qui nous guette chaque jour davantage ? Que penser de ces « politiques » autoproclamés présidents ou des députés et sénateurs qui ne font rien pour juguler l’islamisation galopante dans nos villes et villages kabyles ?

Les représentants ou ceux qui se disent nous représenter, alors que nous ne leur avons rien demandé, cherchent-ils seulement à se faire un nom en utilisant la souffrance des Kabyles qui vivent sur place et qui doivent subir l’insoutenable ? Devons-nous penser que la Kabylie n’est pour eux qu’un moyen d’exister médiatiquement afin de réaliser leurs propres objectifs ? Dans le même sens la question reste posée à tous ceux qui se disent représentants du peuple kabyle, ils font quoi contre ce danger qui nous guette chaque jour ?

J’espère, au seuil de cette nouvelle année, voir la Kabylie débarrassée de tous ces maux. J’espère que ceux qui font en sorte de se mêler de ce qui ne les regarde pas, au nom des Kabyles, se penchent un peu plus sur les problèmes réels, afin d’y apporter des solutions, au lieu de vouloir nous en mettre plein la vue, en nous faisant des communiqués sur leur siège à Paris ou sur les conférences tenus dans des lieus prestigieux, à des prix fous, pendant que les Kabyles sont en train de vouloir se sauver, n’importe où, par n’importe quel moyen, afin de ne plus être réveillés à l’aube par l’appel de l’imam qui règle la sono au maximum, afin de réveiller les gens en sursaut.

Quand donc cesseront ces politicards d’opérette de faire de la Kabylie un pont vers leur prospérité. Quand se mettront-ils autour d’une table afin de discuter de tous ces fléaux étrangers à notre culture et à nos convictions ? Se mettre autour du table non pas pour un monologue, mais pour un dialogue, pour entendre et écouter les revendications de ceux qui subissent et non pour rester bouche-bée devant le discours d’un stalinien qui ne veut pas dire son nom.

Je vous souhaite à tous une bonne année et une Kabylie enfin libre et débarrassée du fléau islamiste.

Belkhadem et le mensonge perpétuel du pouvoir Algerien

Au lendemain du procès des trois chrétiens à « Larbaâ Nath Irathen » condamné à 2 mois de prison avec sursis pour le chef d’inculpation est « l’ouverture de lieu de culte sans autorisation de la Commission nationale des cultes autre que musulman ». Monsieur Belkhadem a fait une sortie médiatique digne de l’état Algérien.


Dans un entretien accordée à l’agence APS, ce dernier déclare « en Algérie la liberté religieuse est la même pour les musulmans ainsi que les chrétiens », cette déclaration vient a la suite de la réouverture de la basilique Notre-Dame d’Afrique au même temps à quelques kilomètres d’Alger.

Belkhadem rajoute toutes les parties sont tenues de respecter les lois et la législation relative à la pratique religieuse", se référant à la nécessité pour les chrétiens et musulmans d’obtenir une autorisation pour créer une association religieuse ou construire une mosquée. hors en Algérie les seuls concernées par cette loi ce sont bien les Chrétiens qui sont persécuté chaque jour et on cesse d’entendre des fermetures d’églises et des procès a l’encontre des Chrétiens ,

Mais le ministre a oublier de nous souligné que pendant ce temps les rue sont remplis d’islamiste qui prêche les mosquées salafistes intégriste naissent chaque jours et cela se passe sous les yeux des pouvoir publique qui les finances et il veux nous faire croire a une législation qui doit être appliquée par tous comme quoi l’état Algérien respect les lois et les droits humains , et il affirme que le problème résidait dans la question de l’évangélisation clandestine rejetée et désavouée même par le Vatican.

Enfin Dans tout cela monsieur Belkhadem a oublier de souligné qu’en Algérie les droits sont bafoues et inexistants , que le seul combat que l’état arabo-islamique mène c’est le même depuis l’indépendance c’est un combat afin de braiser la Kabylie et les kabyles.

lundi 24 janvier 2011

Les étudiants appellent à une marche à Tizi Ouzou

La Coordination locale des étudiants (CLE) de l’université de Tizi Ouzou comptent organiser une marche pacifique mardi 1er février à Tizi Ouzou. Cette structure syndicale autonome, qui représente plusieurs comités estudiantins, lance un appel, outre la communauté universitaire, à la société civile et aux forces politiques de l’opposition démocratique pour se joindre à cette initiative.
La marche a pour objectif immédiat la libération immédiate et l’arrêt des poursuites judiciaires à l’encontre de l’ensemble des détenus. Mais les étudiants, par leur action de rue, veulent dénoncer aussi le blocage du développement de la région de Kabylie qui fait face à une série de kidnappings ciblant des opérateurs économiques.
Se voulant plus virulents, des étudiants qui ont pris la parole lors de la réunion de la CLE, ont fait remarquer que « la recrudescence des kidnappings et des agressions, perpétrés au vu et au su des autorités, se répercute négativement et dangereusement sur le quotidien du citoyen et l’économie régionale du fait qu’elle pousse les investisseurs locaux à la fuite au moment où le pouvoir provoque vulgairement le sous-développement » de la Kabylie.

Dans leur appel rendu public ce dimanche, les étudiants de l’université de Tizi Ouzou accablent le pouvoir algérien qui « stérilise et ruine l’université, verrouille le champ politique et médiatique, bâillonne l’opposition démocratique et empêche toute manifestation pacifique. » « De plus en plus, les dirigeants créent, structurent et instrumentalisent l’insécurité et érigent la corruption en mode de gestion », est-il mentionné dans la déclaration de la CLE.
Celle-ci considère ces pratiques comme un moyen de « détournement de la richesse nationale. » Revenant sur la situation qui prévaut au sein des campus et des cités U, les rédacteurs de l’appel brossent un tableau noir de l’université de Tizi Ouzou qui est « en souffrance ». « Sur le plan pédagogique, la tutelle, dans sa politique de gestion des flux, lance des réformes sans prendre le soin de réunir les conditions matérielles, intellectuelles et scientifiques nécessaires pour assurer la performance et la réussite », observe la CLE, qui cite l’exemple de la réforme LMD.

« A ce jour, les textes déterminant le passage de l’ancien système vers le nouveau ne sont ni clairs ni mis en application », dénonce-t-elle. Pour cette dernière, « cet état de fait est exacerbé par une transition caractérisée par le gel de la post-graduation et la suppression du CAPA (Certificat d’aptitude à la profession d’avocat). »

A ce propos, la CLE revendique le maintien du système classique et la réouverture de la post-graduation. Sur le plan social, la CLE évoque le manque d’infrastructures, l’insuffisance et le dysfonctionnement du transport universitaire, le tout dans un climat de violence à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte universitaire.

Source : DNA

Saïd Sadi « Le pouvoir est atteint d’une Benalite aigüe »

Le président du RCD ( Rassemblement pour la culture et la démocratie ), Saïd Sadi, a accordé samedi soir un entretien à DNA dans lequel il revient sur cette journée au cours de laquelle son parti a tenté d’organiser une marche populaire à Alger. Le gouvernement algérien qui avait indiqué plusieurs jours auparavant que cette manifestation était interdire a fait preuve d’une démonstration de force impressionnante pour faire avorter cette marche.

DNA : La marche à laquelle vous avez appelé a été réprimée par les autorités. Quel bilan tirez-vous de cette journée ?

Saïd Sadi : « Je n’ai jamais vu un tel déploiement des forces de sécurité à Alger. Cela me rappelle deux événements. La Bataille d’Alger au cours de laquelle le général Massu a déployé un arsenal militaire pour boucler la capitale et mater l’insurrection algérienne. L’autre événement est le Coup d’Etat du 19 juin 1965 où l’armée de Boumediene s’est déployée pour renverser le président Ben Bella. Même durant les années de terrorisme des années 1990, le pouvoir n’a pas étalé en une seule journée autant de policiers et de gendarmes.

Vous vous attendiez à un tel déploiement dès lors que les autorités ont interdit la marche...

Oui, mais pas de cette ampleur. Nous savions qu’ils allaient tout faire pour nous empêcher de marcher. Songez qu’ils ont déployé 15 000 hommes dans la capitale pour empêcher que des Algériens marchent pacifiquement pour exiger un certain nombre de revendications. Outre les fourgons de police et les hélicoptères, ils sont paralysé le transport ferroviaire, bloqué les bus sur les routes, pour interdire aux gens de venir manifester. Sans parler de la campagne d’intimidation et de désinformation à laquelle se sont prêtés les médias publics, notamment la radio et la télévision. Tout ce déploiement était destiné à empêcher que des Algériens manifestent pacifiquement dans les rues de leur capitale. C’est tout simplement inédit, mais symptomatique.

Comment interprétez-vous une telle démonstration de force ?

L’affolement. Le pouvoir est aujourd’hui affolé, paniqué. Il est atteint d’une « Benalite aigue ». C’est à dire qu’il montre les mêmes signes de panique et d’affolement que l’ex-président tunisien Ben Ali avant sa chute. Paralyser les trains, couper les routes aux manifestants, acheminer 15 000 hommes dans la capitale, faire appel à la radio et à la télévision comme instruments de la propagande renseignent du degré de panique qui a saisi le pouvoir algérien. Ce qui est encore plus malheureux et pathétique est qu’il se trompe lourdement en pensant que baisser le prix de l’huile et du sucre, verrouiller les espaces publics constituent la solution idoine pour faire face à la crise profonde dans laquelle est plongée l’Algérie. Ce déploiement de force dénote un divorce entre le peuple et ses dirigeants. Ils se trompent en pensant pouvoir tenir le pays en usant de la carotte et du batôn.

Comment voyez-vous l’évolution de la situation en Algérie dans les semaines à venir ?

Cette journée constitue un déclic. Nous ne reculerons pas. Il faut aller de l’avant pour tenter d’encadrer la colère des jeunes qui sont sortis dans la rue, pour encadrer le mécontentement social qui ne cesse de grandir. Nous devons unir nos forces parce que le pays vit une situation désastreuse, explosive.

par DNA

Ségolène Royal invite le pouvoir algérien à organiser sa succession

Ségolène Royal, adversaire socialiste de Nicolas Sarkozy en 2007 et candidate aux primaires de son parti pour la présidentielle de 2012, a réagi, dimanche 23 janvier 2011, à la situation en Algérie et en Tunisie. Pour elle, il est évident qu’il y a en Algérie « des problèmes de libertés publiques », des « problèmes de liberté d’expression, un problème de liberté de constitution d’autres forces politiques, un problème d’échéances électorales ». « Pourquoi le peuple algérien souffre-t-il de pauvreté, de précarité alors qu’il y a tant de richesses ? », s’est interrogé Mme Royal lors du « Grand jury » RTL/LCI/Le Figaro. Avant d’ajouter : « c’est une véritable mutation économique et politique que le gouvernement algérien doit enclencher ». « On sait bien que petit à petit, l’absence d’opposition, de contre-pouvoirs, c’est une vérité universelle en démocratie, (conduit) toute personne qui a du pouvoir à en abuser (...), c’est ce qu’on voit aujourd’hui se dérouler dans ces pays », a ajouté Mme Royal.

A la question de savoir si le gouvernement français devait exprimer cette opinion, elle a répondu : « ce qui est toujours préférable, ce sont des transitions démocratiques et pacifiques. Tout dirigeant doit organiser sa succession ». « Il est évident aujourd’hui que l’Algérie doit organiser sa succession et il faut que ceux qui sont en place fassent preuve de sagesse, prennent la mesure, l’importance et la gravité de la situation et s’en sortent par le haut en accompagnant la "transition démocratique" ». Mais, a-t-elle prévenu, « cela suppose de ne pas agir trop tard ».

La réaction de Ségolène Royal est la première d’un haut responsable français depuis les émeutes qui ont secoué l’Algérie entre le 6 et le 10 janvier. Des émeutes qui ont fait au moins 5 morts et plusieurs centaines de blessés. Alger entretient des relations difficiles avec le Parti Socialiste (PS). Les déclarations de Ségolène Royal ne vont pas contribuer à améliorer le climat de méfiance entre les deux parties.

parSonia Lyes

samedi 22 janvier 2011

Alger en état de siège, la marche du RCD réprimée :

Un dispositif policier impressionnant est déployé dés 5 heures du matin autour des rues, des grandes artères et des grands axes de la capitale pour empêcher la tenue de la marche du rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD ) prévue samedi 22 janvier à Alger à partir de 11 heures du matin. Les autorités algériennes ont interdit cette manifestation population organisée à l'initiative du parti d'opposition de Said Sadi. DNA vous fait vivre en DIRECT cette marche.
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18h15 : Les 9 personnes interpellées samedi lors devant le siège du parti ont été relâchées, annonce l’APS. Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales avait indiqué, dans un communiqué, que neuf personnes ont été interpellées pour « voies de fait » et certains pour « port d'armes blanches prohibées ».

14h40 : Sept policiers ont été blessés dans des heurts avec des partisans du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie devant leur siège a rapporté l'agence officielle algérienne de presse (APS)

14h30 : Le site internet du parti ( http://www.rcd-algerie.net/ ) n'est plus accessible depuis 14 heures.

13h 23 : Le siège du RCD, sis à la rue Didouche Mourad, est toujours encerclé par la police anti-émeute. Un député affirme à DNA que la direction dénombre déjà une quarantaine de blessés qui ont été évacués à l'hôpital ou soignés sur place. Une tentative de marche vers la Place du 1er mai a été aussitôt réprimée par les forces de l'ordre.

12h38 : Le photographe de presse Bilel Zihani a été arrêté par la police devant le siège du RCD alors qu’il photographiait un manifestant blessé. Embarqué au commissariat d’Alger ( Cavignac ), il a été retenu pendant deux heures avant d’être relâché. Selon des témoignages de journalistes, la carte mémoire de son appareil a été effacée.

12h15 : La marche populaire à laquelle initiée par le RCD pour samedi 22 janvier à 11 heures à été empêchée par les autorités algériennes. Un impressionnant dispositif de sécurité ( CNS, fourgons, camions à jet-d'eau, hélicoptères... ) a été déployé autour de la capitale très tôt dans la matinée du samedi. Des milliers de personnes venues de plusieurs wilayas ( départements ) ont été refoulées par des barrages policiers.

Le siège du parti de Said Sadi, situé à un angle de la rue Didouche Mourad (ex rue Michelet ) est totalement encerclé par des policiers anti-émeute. La direction du parti a été cantonnée dans le siège et empêchée de sortir afin de rejoindre le lieu de la marche, fixé à la place du 1er mai.

Plusieurs arrestations ont été effectuées par la police parmi les manifestants alors des militants et des responsables du parti ont été blessés par des coups de matraques. Certains blessés ont été évacués vers l'hôpital.

Le président du RCD, Said Sadi, affirme à DNA, que le parti " subit une véritable opération d'encerclement. Ils ont quadrillé la ville afin d'empêcher toute tentative de marcher. Des milliers de personnes, venues manifester, ont été refoulées en dehors de la capitale et des militants sont actuellement dans les commissariats de police."

Les autorités algériennes qui avaient annoncé que la marche était interdite ont mis en place un dispositif policier impressionnant qui fait d'Alger, une ville en état de siège.

12h00 : Un photographe arrêté par les forces de sécurité et son matériel confisqué pour avoir photographié un manifestant du RCD blessé par la police.

11h35 : Le chef du groupe parlementaire du RCD a été évacué à l'hôpital. Un important dispositif policier continue d'encercler le siège du RCD, rue Didouche Mourad. Plusieurs personnes blessées par des coups de matraques.

11h25 : Plusieurs personnes ont été blessées par la police devant le siège du RCD affirme à DNA le chargé de communication du parti Mohcine Bellabes. Certaines ont été évacuées à l'hôpital alors que d'autres sont soignées dans le bâtiment où une cellule médicale a été installée. Plusieurs hélicoptères de la police survolent actuellement le ciel d'Alger.

11h00. Le chef du groupe parlementaire du RCD, Atmane Mazouz, arrêté samedi matin avant d'être relâché, est blessé au visage suite à des échauffourées avec la police. Le siège du parti est toujours encerclé par les brigades anti-émeute. Plusieurs arrestations sont actuellement effectuées dans divers endroits de la capitale.

10h54 : Le président du RCD, Said Sadi, improvise une conférence de presse au siège du parti, toujours bloqué par les forces anti-émeute. Sadi dénonce l'interdiction de la marche et fait état de plusieurs arrestations.

10h 50: Des milliers de manifestants venus de Tizi Ouzou et de Bejaia pour participer à la marche ont dû rebrousser chemin, les services de l’ordre les ayant empêchés d’accéder à la capitale.

10h40. Des responsables du RCD annoncent plusieurs arrestations parmi les sympathisants du parti. Le député de la circonscription de Béjaia, Athmane Azouz, a été interpellé par la police dans la soirée du vendredi 21 janvier avant d'être relâché.

10h 30 : Said Sadi au téléphone avec DNA depuis le siège du parti à Alger centre : "Nous sommes encerclés au siège du parti. Ils veulent étouffer cette marche. La police nous empêche de rejoindre la foule qui nous attend. Tous les accès à la capitale ont été fermés. La police a procédé à plusieurs arrestations dans la nuit du vendredi ainsi que dans la matinée du samedi. Des bus ont été bloqués à l’entrée de la ville. Il y a plus de 3000 policiers qui ont été déployés uniquement à la place du 1er mai. C’est une véritable bataille d’Alger."

Alger. 10 h 19 : La police anti-émeute est déployée autour du siège du parti RCD sur la rue grande rue Didouche Mourad. Le député Nordine Ait Hamouda et le président du parti Said Sadi s'adressent à la foule à l'aide d'un mégaphone. Nordine Ait Hamouda scande : "Bouteflika -Ben Ali".

Alger. 08 h 00 : Un dispositif policier impressionnant est déployé dés 5 heures du marin autour des rues et des grandes artères de la capitale. Fourgon anti-émeutes, camions à jets d’eau, policiers en tenue ou en civil, Alger centre est littéralement bouclée par les forces de police.

Les dizaines de policiers sont postés en différents lieux sensibles de la capitale. Sur la place du 1er Mai, lieu d’où devait démarrer la marche, un nombre important de camions des brigades antiémeute est déjà sur place.

Tous les accès menant vers la place du 1er Mai, lieu où devrait débuter la marche, sont fermés. Les navettes de train sont suspendues alors qu’un hélicoptère survol le ciel depuis 8 heures du matin.

Par DNA

Empechement de la marche du RCD : Des blessés devant le siège du parti à Alger

A 11h, la place du 1er Mai est entre les mains de la police, qui contrôle tous les accès. De nombreux manifestants sont bloqués à la rue Didouche Mourad où des affrontements sont signalés au niveau du siège du parti.


On nous signale une dizaine de blessés, dont à la tête, parmi les militants du RCD qui se trouvent au siège du parti. Le chef du groupe parlementaire Athmane Mazouz a été évacué à l'hopital.

Le président du RCD et des dizaines de militants et de sympathisants sont bloqués au siège du parti à la rue Didouche Mourad, encerclé par des centaines de policiers anti émeutes.

Rien n'a été laissé au hasard par le pouvoir pour empecher les algériens de marcher et de répondre à l'appel du RCD. Tous ceux qui tentent de rejoindre la place du 1er mai sont, soit arrêtés, soit refoulés.

Depuis vendredi soir la police a mis en place son arsenal repressif, à travers un dispositif impressionnant, qui a été déployé dès la matinée du samedi 22 janvier sur toutes les rues de la capitale du pays, alger.

Objectif : empêcher la marche à la quelle a appelé le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) pour aujourd’hui de la place du 1er mai au siège de l’APN.

Il faut dire que les services de police n’ont lésiné sur aucun moyen. Le pouvoir a fait sortir tout son arsenal répressif pour ne laisser aucune chance à tout mouvement de protestation. Camions à jet d’eau, forces antiémeute, policiers en civil… sont visibles dans beaucoup d’endroits de la capitale.

Les dizaines de policiers sont postés en différents lieux sensibles de la capitale. Sur la place du 1er Mai, lieu d’où devait démarrer la marche, un nombre important de camions des brigades antiémeute est déjà sur place.

Les accès menant vers la place du 1er Mai, que veulent atteindre les manifestants, sont hermétiquement filtrés par de nombreux barrages, à l’est d’Alger. Le pouvoir a, même, suspendu les navettes des trains de banlieue.

Des hélicoptères survolent le ciel d'Alger.

Selon le parti de Said Sadi, le député Athmane Mazouz a été arrêté ce samedi matin à Alger. Il a été relaché quelques heures plus tard, avec des blessures. On apprend en outre que des affrontements ont éclaté aux Isser dans la wilaya de Boumerdès entre les forces de sécurité et des manifestants qui se rendaient à Alger.

Par Rabah Beldjenna

jeudi 20 janvier 2011

Kabylie : Soutien des étudiants au RCD

Un comité estudiantin a été mis en place à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou pour apporter son soutien à la marche à laquelle a appelé Saïd Sadi, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).


Ainsi, le comité a exhorté, à travers une déclaration rendue publique hier, l’ensemble de la communauté universitaire à se joindre à la marche, le 22 janvier à 11h, qui s’ébranlera de la place 1er Mai vers le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN). « Notre devoir, en tant que jeunes étudiants, est d’honorer le combat pour lequel les meilleurs enfants du pays ont donné leur vie. Nous n’avons pas le droit à la résignation dans cette terre qui a enfanté les Abane, Ben M’hidi, Amirouche, Krim… », écrivent les étudiants dans le document. Revenant aux événements qui ont déferlé dans le pays, les étudiants déclarent : « L’expression violente de notre jeunesse dans les différentes régions du pays n’est que le résultat d’un demi-siècle d’autoritarisme, d’oppression et de mépris (…).

Depuis l’indépendance, le régime algérien, obsédé par son maintien au pouvoir, n’a eu pour objectif que le détournement des richesses nationales », lit-on dans le document. Par ailleurs, le comité estudiantin n’a pas caché son admiration devant « la dynamique » enclenchée par la jeunesse tunisienne pour changer le régime politique de leur pays. Les étudiants soulignent que le cas de la Tunisie « montre irréfutablement que la tyrannie n’est jamais pérenne ». Et d’ajouter : « L’impressionnante mobilisation du peuple tunisien doit inspirer et motiver tous les patriotes de l’Afrique du nord qui luttent pour le renouveau démocratique et l’Etat de droit dans nos pays respectifs. » Bien qu’interdite par le pouvoir, la marche du 22 janvier a été maintenue par son initiateur, le président du RCD, bravant l’interdit qui frappe les manifestations dans la capitale.

par Nordine Douici

jeudi 13 janvier 2011

Communiqué du RCD : Appel pour une marche à Alger


Les émeutes qui ont ensanglanté l’Algérie et la Tunisie interpellent la conscience de tous les patriotes qui œuvrent à un parachèvement de nos guerres de libération par la construction d’institutions légitimes garantissant la paix, la liberté, la justice et le progrès.
Face à la dernière révolte, le pouvoir algérien s’enfonce dans l’irresponsabilité en se réfugiant dans le mépris et la répression d’une jeunesse exaspérée.
Au-delà d’une grave crise politique, l’Algérie se trouve aujourd’hui dans une impasse historique.
Si le pouvoir tunisien s’essaie à prendre des mesures d’apaisement en ordonnant la libération de tous les prisonniers et en proposant des réponses structurelles — même tardives — aux contestations qu’il affronte, il n’en est malheureusement pas de même en l’Algérie. Après celui de la communication, le ministre de l’Intérieur tunisien vient d’être démis de ses fonctions. Au même moment, le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales algérien, niant une crise qui risque d’emporter la Nation, s’abîme dans la provocation. En déclarant que : « le seul sport qui intéresse les jeunes, c’est la rapine et le vol », ce responsable travaille intentionnellement à rallumer la braise pour retarder l’émergence d’une contestation politique organisée.
Les infiltrations de délinquants dans les manifestations sont l’illustration de cette stratégie de la provocation.
Les sanctions qui s’abattent sur les jeunes manifestants sont, en dépit des violences qu’ils ont pu commettre, une manœuvre injuste et dilatoire. La conjoncture actuelle appelle d’autres décisions que le recours à un juridisme fallacieux.
Par ailleurs, la désinformation orchestrée, à travers des relais tapis dans une certaine presse — et quelques clubs universitaires — accablant l’opposition démocratique pour exonérer le pouvoir de sa banqueroute ne rencontre aucun écho dans le pays.
Ces manœuvres improvisées témoignent de la fébrilité, de l’incapacité et du refus obstiné du pouvoir d’assumer sa responsabilité dans le désastre national.
Devant cette impasse, le RCD :
1-Invite l’ensemble des forces patriotiques, toutes sensibilités confondues, à demeurer mobilisées pour déjouer les provocations et la désinformation.
2- A déjà instruit ses structures régionales, dans le pays et en émigration, pour nouer des contacts avec l’ensemble des forces politiques et sociales acquises à l’avènement d’un Etat de droit afin d’initier toute action en faveur d’une prise en charge des revendications citoyennes, notamment la libération de tous les détenus.
3-Décide de déposer, ce jour, une demande d’autorisation pour une marche populaire le mardi 18 janvier 2011 pour permettre aux citoyennes et citoyens algériens d’exprimer pacifiquement leurs inquiétudes et leurs revendications dans un cadre concerté en vue d’aboutir à la mise en œuvre d’une phase de transition permettant au peuple algérien de décider librement de son destin.
L’heure n’est plus aux tergiversations ou aux spéculations partisanes. Il est encore temps de sauver l’Algérie du chaos par un engagement citoyen à la mesure des enjeux. Nos ainés ont libéré la terre algérienne d’un ordre politique anachronique pour lui substituer un Etat démocratique et social. Le devoir de tout patriote algérien est d’honorer ce sacrifice et cette promesse.
Alger le : 12 janvier 2011

mercredi 5 janvier 2011

France : Un Algérien écroué pour avoir torturé sa compagne

Un Algérien de 22 ans a été mis en examen et écroué mardi à Lyon pour tortures et actes de barbarie sur sa compagne, qu’il a frappée et brûlée avec des couverts chauffés à blanc, la soupçonnant d’infidélité, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Terrorisée par ces actes commis fin décembre à Lyon, la jeune femme, également algérienne, n’a toutefois porté plainte que trois jours plus tard après s’être finalement rendue aux urgences.

Brûlée aux bras et sur plusieurs parties du corps avec une cuillère et un couteau chauffés sur la cuisinière, la jeune aide-cuisinière de 21 ans s’est vu prescrire 15 jours d’interruption temporaire de travail. L’accusant d’avoir une liaison, son concubin, dont elle a eu deux enfants, l’avait violemment frappée au visage, lui fracturant le nez avant d’entreprendre ces sévices. Il lui avait notamment écrasé son mégot de cigarette sur le front.

Interpellé alors qu’il tentait de rentrer chez lui, le jeune homme, sans profession, a reconnu les faits tout en tentant de les minimiser. Le couple vivait en France depuis trois ans.

Par : AFP