jeudi 30 décembre 2010

Amr Khaled : les musulmans en Europe doivent se comporter comme des machines de propagande

Le prédicateur vedette Égyptien Amr Khaled explique que dans 20 ans les musulmans seront majoritaires en Europe… mais à une condition : qu’ils réussissent à se maîtriser jusque là.(émission diffusée sur la chaîne égyptienne Dream2 TV)



Le projet islamiste pour l’Europe n’est ni un secret, ni une théorie de complot.

Par Bivouac-id

mercredi 29 décembre 2010

le dogme islamiste en Kabylie


On constate aujourd’hui qu’à chaque fois qu’un article vient mettre en garde contre le danger islamiste en Kabylie ou dans le monde certaines personne ne cessent de nous traiter de xénophobe et de raciste, a croire qu’on ne vit pas dans le même monde, le danger existe comme on peut le constater chaque jour jusque devant nos portes.

L’islamisme en Kabylie est une réalité que les citoyens subissent au quotidien. Nos villes et nos villages sont infectés on dénombre des mosquées partout et le voile est devenu l’habit numéro un de nos jeunes filles et cela n’échappe à personne. Il y a encore quelques années, on ne comptait pas un seul hidjab dans nos écoles et les premières filles qui ont adopté cette tenue étaient regardées comme des bêtes de cirque par leurs camarades. Aujourd’hui, elles sont nombreuses. Cet habillement nouveau constitue un danger pour notre culture et nous nous devons de le dénoncer.

Il n’y a pas que les filles qui montrent des signes ostentatoires d’adhésion à l’idéologie islamiste. La barbe et le qamis, uniforme officiel des fous d’Allah, se rencontrent même là où on les attend le moins. Dans les villages les plus hauts perchés, les plus reculés. De ceux qui ont échappé, jusqu’à présent, à la lame de fond intégriste qui a balayé le pays. Les premiers noyaux intégristes ont été formés par de jeunes algérois qui ont fui la guérilla urbaine des années 1990 pour se réfugier dans leur village d’origine.

Depuis, ils ont essaimé dans et autour des mosquées. Au point de constituer aujourd’hui, dans certaines localités, une communauté assez forte pour tenter de remodeler les mœurs selon leurs préceptes. De jeunes imams, fraîchement diplômés de l’université islamique, sont également nommés dans des coins reculés de la Kabylie. Ils ont pour mission d’islamiser des populations qu’ils jugent impies dans leur grosse majorité.

En plein cœur de la ville dans je suis natif Les Ouadhias le constat est accablant. Une grande mosquée a été ouverte au centre de la cité 5 Juillet, comme nous l’avions signalé auparavant surkabyles.net, chaque jour on voit des jeunes de la ville épouser l’idéologie islamiste et ce même dans les villages les plus éloignés de la ville ou on peut voir des islamistes prêcher en pleine rue dans le but de recruter des jeunes et des moins jeunes a les rejoindre. Tout cela se passe devant les yeux des service de sécurité et les responsables locaux qui ne bougent pas le petit doigt, pourtant on essaye toujours de nous faire croire a une loi selon laquelle tous les prosélytismes sont réprimés.

En dehors de ce fait anecdotique, il est évident que les salafistes repentis ont joui de quelques privilèges pour s’implanter dans une région qui leur était pourtant été hostile il n’y a pas longtemps. Telle une nouvelle greffe qu’on essaye d’implanter à coup d’acharnement politico-financier (les repentis perçoivent des indemnités financières), ces islamistes "aux signes ostentatoires" (barbes longues, khamis, voiles) sont, par enchantement, partout présents dans les villes et bourgs de Kabylie. Ils occupent notamment le marché du trabendo (marché informel), un marché traditionnellement dominé par les produits turcs remplacés aujourd’hui par les produits venant du Proche Orient dans le seul objectif d’islamiser la Kabylie.

Enfin, chaque jour la Kabylie est exposée un prosélytisme islamiste qui se pratique au vu et au su de tout le monde, dans les écoles, dans les cafés, dans la rue, Les adolescents et les enfants sont systématiquement touchée par ce fléaux. Dans quelques années, on exhibera une mine étonnée devant le chaos qui est en train de se dessiner aujourd’hui, sous nos fenêtres.

mardi 28 décembre 2010

Anniversaire de l’assassinat des quatre pères blancs

Recueillement émouvant à Tizi Ouzou



Ils refusaient de quitter l’Algérie, alors à feu et à sang, et ils l’ont payé de leur vie. Ils étaient menacés et ils ont fini par être assassinés par les islamistes armés du GIA le 27 décembre 1994. Ils étaient quatre. Leurs noms : Charles Deckers, Christian Chessel, Alain Dieulangard et Jean Chevillard.

A Tizi Ouzou, on se souvient toujours d’eux et pour preuve, plusieurs dizaines de personnes, issues pour la plupart du milieu associatif mais auxquelles de nombreux anonymes se sont joints, ont pris part ce lundi 27 décembre à l’émouvante cérémonie de recueillement organisée en leur mémoire au cimetière chrétien de Tizi Ouzou.

Après le dépôt des gerbes de fleurs sur les tombes des quatre Pères Blancs, un discours-évocation a été prononcé à la mémoire de ces victimes du terrorisme islamiste. Ils n’ont pas été oubliés à Tizi Ouzou, où ils étaient connus, mais surtout admirés par tous, pour leurs actions de bienfaisance au profit des démunis.

La cérémonie s’est poursuivie au presbytère où une conférence a été animée dans la bibliothèque qui n’était encore qu’un projet du vivant des quatre hommes qui tenaient à le réaliser au profit des étudiants de la région. Mais celui-ci a fini par être concrétisé par leurs successeurs qui ont fait le serment de mener à bien la mission que leur ont confiée les quatre victimes tombées sous les balles assassines de l’islamisme armé.

vendredi 24 décembre 2010

Message de Halim Akli aux Assises internationales sur l’islamisation


Halim AKLI n’a malheureusement pas pu se rendre aux assises internationales sur l’islamisation. Son texte a été lu par Christine Tasin. Nous saluons le courage de Halim et le soutenons quoi qu’il dise et quoi qu’il fasse.
Halim Akli, poète et laïque kabyle fut l’initiateur des premières Journées internationales laïques qui s’étaient tenues à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en 2007. Il est connu pour ses prises de positions courageuses et sa résistance au pouvoir arabo-islamique algérien, sa tête est mise à prix par les islamistes. Il a été empéché d’assister aux Assises internationales sur l’islamisation qui se sont tenues le 18 décembre 2010. Il a fait parvenir une déclaration lue par Christine Tasin.



lundi 20 décembre 2010

une femme fouettée en public

Encore une vidéo insoutenable qui vient du Soudan où le gouvernement fait appliquer la charia, la loi islamique.
Une femme fouettée pour la plus grande joie du public.
Déconseillé aux personnes sensibles.

vendredi 17 décembre 2010

Dans l’intimité d’une maison close en Algérie

C’est un secret bien gardé. En Algérie, il existe encore une vingtaine de maisons closes réglementées. Sous la vigilance de la police et l’autorité d’une mère maquerelle, les filles gagnent plutôt bien leur vie. El Watan Week-end a poussé la porte de la dernière maison de tolérance encore ouverte à Oran…




La démarche altière dans sa robe bustier parme, Malika, 50 ans, tourne en rond en écoutant cheb Hasni. Elle attend un client, et pour elle les journées sont devenues longues. Soudain, des pneus crissent. Une voiture emprunte le chemin caillouteux de la rue des Jasmins, ex-rue Lac Duc, dans le quartier de Derb, à Oran. La voiture s’arrête devant une bâtisse de trois étages qui a sûrement connu des jours meilleurs, dans un passé pas si lointain. Dans les années 90, tout le long de la ruelle, neuf maisons closes réglementées étaient, encore, ouvertes. Elles dataient toutes de la période coloniale.
A l’époque, c’étaient les seules à accepter des Algériens, alors que les autres maisons, plus huppées, situés dans le centre-ville d’Oran, étaient réservées aux Français. Rue des Jasmins, les maisons closes n’avaient pas de nom, juste un numéro qui permettait de les différencier et que les clients s’échangeaient entre eux. C’était l’époque où le sexe tarifé avait permis à toute une génération de connaître ses premiers émois sexuels. Cette époque, Khalti Fatma, qui travaillait dans l’une des maisons closes, l’a bien connue. Elle se rappelle cette folie joyeuse qui régnait dans le quartier. De ces habitués qu’on croisait si souvent, qu’on en venait à connaître leurs prénoms. Aujourd’hui, seule la « 2 » est encore ouverte, les autres ont dû fermer, laissées à l’abandon par des héritiers trop honteux de récupérer une activité que leur mère avait exercée et qui ont préféré se débarrasser, au plus vite, de la bâtisse en la revendant ou en l’abandonnant. Depuis, Khalti Fatma, 50 ans, s’est, elle aussi, reconvertie. Elle est devenue physionomiste.
Bas résille noirs
Visage émacié, un foulard autour de la tête et une longue tunique qui cache un corps qu’elle ne peut plus exposer au regard des hommes, elle reste assise sur un cageot, toute la journée. Elle filtre les entrées en faisant payer 50 DA à ceux qui sont admis à pénétrer à l’intérieur, et refuse les mineurs et ceux qui ne lui inspirent pas confiance. « C’est moi qui dis qui entre et qui reste dehors, affirme t-elle,ce n’est pas parce que c’est une maison close qu’on doit laisser entrer n’importe qui. Je dois rester vigilante parce que les filles ont parfois affaire à des hommes qui ont un comportement violent une fois à l’intérieur. Et puis, il y a ceux qui demandent aux filles de leur faire des choses contraires à la morale. Ceux-là, je leur interdis, pour toujours, l’accès à l’établissement. » A l’intérieur, une grande pièce à colonnades.
Au fond, un petit comptoir de bar où les hommes peuvent siroter une gazouz en attendant leur tour, tout en écoutant le raï que diffusent des haut-parleurs. Le long du mur, des chaises en plastique blanc. Deux femmes de 35 ans sont assises. Karima, cheveux peroxydés et rouge à lèvres intense, porte une nuisette rouge qui laisse deviner ses formes plantureuses et des bas résille noirs, tandis que sa copine Safia est juste vêtue d’un petit peignoir bleu clair, légèrement entrouvert sur la poitrine qui laisse apparaître un petit bout de sein. Toutes les deux sont chaussées de pantoufles, comme pour souligner le caractère familial de l’endroit. Elles papotent gaiement sans trop accorder d’attention aux deux hommes qui leur font face et qui les reluquent en silence. « Ce sont des habitués, confie Karima, ils attendent que les filles avec qui ils ont l’habitude d’aller, terminent avec un autre client. »
D’une prison à l’autre
Au « 2 », elles sont une quinzaine à travailler et à habiter sur place. Elles ont 35 ans de moyenne d’âge et ont toutes connu un passage par la prostitution clandestine avant de rejoindre une maison close réglementée. Elles en ont fait la demande auprès du commissariat de leur quartier de résidence qui, après enquête, n’autorise que les femmes divorcées et les mères célibataires à entrer dans une maison de tolérance. « Ici je suis bien, confie la brune et plantureuse Sabrina. Je suis en sécurité et je travaille avec préservatif, ce qui n’était pas le cas avant. Et puis, on mange bien ici. Il y a quelqu’un qui nous cuisine nos plats préférés ! L’ambiance est bonne, on s’entraide entre femmes. Les seules fois où il y a eu des frictions, c’est à cause de l’argent. Certaines sont jalouses de celles qui ont plus de clients, donc qui gagnent plus. »
Toutes les filles sont soumises à des règles drastiques. Elles ne peuvent quitter l’établissement sans une autorisation du commissariat. « On est soumises à un régime strict, révèle Hafida, la plus svelte des pensionnaires. On est fichées et on nous retire notre passeport dès qu’on entre dans une maison de tolérance. On n’a pas le droit de sortir de l’établissement sans être accompagnées par une personne et sans en informer le commissariat. De plus, on n’a pas le droit de fréquenter les endroits publics comme les discothèques ou les cabarets. Si une travailleuse du sexe est arrêtée, elle risque une lourde peine de prison. » Toutes affirment que leurs parents ne sont pas au courant de leur activité, mais la réalité n’est pas aussi simple. « Les familles sont au courant, révèle une femme proche des filles. Il y a même des parents ou des enfants qui viennent à la maison close pour se faire remettre de l’argent. »
Chinois radins
Chacune occupe une chambre qu’elle aménage selon sa convenance. D’énormes posters de Britney Spears tapissent les murs, de celle de Safia, mère célibataire de deux petites filles placées en nourrice à Annaba. Des produits de beauté sont alignés sur une étagère. Une corbeille pleine de préservatifs est posée sur la commode, un bidon est placé près du lavabo dans lequel sont jetés ceux qui ont été utilisés. Un petit peignoir à motifs chinois est accroché à une patère. « C’est un client chinois qui me l’a offert, confie Safia, je le porte quand ils viennent nous rendre visite. Ils arrivent escortés par la police. Ils sont très gentils, en revanche, ils sont radins ; ils ne laissent jamais de pourboire. »
Une télévision reste en permanence allumée sur Canal Algérie, même en présence d’un client. « Je baisse le son, précise Safia, mais pas question de l’éteindre. » Aucune photo ni objet personnel n’est visible dans la chambre. « Pas question que des clients voient la photo de mes enfants quand ils rentrent dans la chambre, affirme Safia. Ils payent pour mon corps. Tout le reste est secret. » A Oran, la maison de tolérance fonctionne selon le système du jeton. C’est une particularité des maisons closes oranaises, car ailleurs, la fille loue une chambre chez la propriétaire. Lorsqu’un client choisit l’une des filles, il achète un jeton pour 350 DA, qui lui garantit une prestation de cinq minutes. A partir de son bureau, la patronne surveille chaque prestation et actionne une sonnette qui retentit dans la chambre pour signaler que le temps est écoulé.
Pour pouvoir continuer, le client est tenu de payer un autre forfait. A la fin de la semaine, le nombre de jetons est comptabilisé et les gains partagés avec la propriétaire. Chaque travailleuse du sexe se fait entre 25 000 et 35 000 DA/mois, bien loin des sommes que gagnent les filles exerçant à Annaba ou Skikda dont les gains seraient de 150 000 DA/mois. Pour Malika, les temps sont durs. La doyenne des pensionnaires « ne rapporte plus », au grand désespoir de la patronne qui aimerait bien se débarrasser d’elle. Mais impossible de renvoyer une fille de la maison sans qu’elle ait commis une faute grave, seul argument valable aux yeux de la police. Un nouveau client fait son entrée. Après avoir déshabillé du regard la poignée de filles assises, il s’éloigne avec l’une d’elles. De la tristesse se lit dans le regard de Malika. On devine la jeune femme désirable qu’elle fut et qui souffre de ne plus l’être. Mais pour elle comme pour les autres, il y a rarement une vie après la maison close.
*Tous les prénoms ont été changés
Au service des autres
Kheira Batouche a décidé de consacrer sa vie au service des plus démunis. Dans le centre de salubrité publique, situé dans le quartier populaire de Derb, à Oran, elle soigne et aide les habitants du quartier, ainsi que les travailleuse du sexe, à qui elle a imposé l’utilisation du préservatif avec l’aide de l’association AIDS Algérie
Par : Salim Mesbah

mardi 14 décembre 2010

Tizi ouzou coupé du reste du monde depuis jeudi

Encore une fois l’état algérien se sert de la propagande terroriste afin de bloqué et handicapé la région de Kabylie, cette fois les habitants reste sans communication depuis quelques jours suite aux coupeur de ligne téléphonique et qui dit téléphone dit aussi internet tout ca au nom d’une guerre contre un terrorisme inventé par l’état afin de diaboliser la Région .
«  Aucune couverture réseau  ». Le message s’affiche chaque fois qu’on essaie de passer un appel sur le téléphone portable. Depuis jeudi, le réseau des trois opérateurs de téléphonie mobile est brouillé pour cause de ratissage dans les maquis de Sidi Ali Bounab, à l’ouest de Tizi Ouzou. C’est la première fois que les autorités brouillent ainsi le réseau téléphonique pour permettre aux services de sécurité de mener à bien leur opération que l’on juge d’envergure au vu des moyens déployés. Mais, comment la population a-t-elle pris la chose ? « On fait avec  », affirme la majorité des gens concernés. Même si beaucoup comprennent les motivations des autorités, ils reprochent cependant à ces dernières leur manque d’empressement à communiquer sur le sujet.
Interrogés à ce propos, certains n’ont pas caché leur colère. « Ceux qui nous ont privés de téléphone ne savent pas qu’ils ont causé des désagréments à plus d’un », fulmine un jeune rencontré dans un café de la Nouvelle-Ville de Tizi Ouzou. Selon notre interlocuteur, beaucoup de personnes travaillent en effet avec leur seul téléphone portable. « C’est mon cas, toutes ces journées sans téléphone sont synonymes de pertes sèches pour moi », avoue-t-il. Ainsi, des rendez-vous sont ratés, des projets sont gelés, tout le monde semble suspendu au rétablissement du réseau, chaque soir pour quelques heures seulement.
Au niveau des trois opérateurs téléphoniques, c’est le silence radio. Les employés sont incapables de s’avancer sur le sujet. "La coupure concerne les trois wilayas de Tizi Ouzou, Bouira et Boumerdès, où l’armée a mobilisé ses troupes pour traquer les groupes terroristes", se contente de dire un agent. Une coupure qui cause également un manque à gagner pour ces opérateurs. De même, les centres d’appel, dont l’activité est liée à l’usage de la téléphonie mobile sont restés inopérants depuis jeudi. Impossible de les joindre.
Par ailleurs, des évènements familiaux, fêtes ou enterrements, sont organisés en l’absence de beaucoup de membres des familles qui n’ont pas pu être prévenus. Les citoyens sont ainsi à l’affût de la moindre information sur le sujet. Certains ne se sont pas rendus compte que le réseau est coupé pour des raisons sécuritaires, d’autant plus que c’est la première fois que cela se produit. Dans la rue, les commentaires vont bon train. Une rumeur sur le rétablissement du réseau aux alentours des sièges des services de sécurité a vite fait le tour de la ville de Tizi Ouzou. C’est ainsi qu’on voit des citoyens, portables collés à l’oreille dans les parages des structures de sécurité. Des scènes qui ont inspiré ce commentaire à un homme d’un certain âge : "on dirait un vaste kiosque multiservices en plein air".
Au final, les usagers du téléphone mobile sont donc contraints de prendre leur mal en patience et d’attendre que le réseau soit rétabli. Cela ne devrait pas intervenir avant la fin de l’opération de ratissage.
par : imene brahimi

dimanche 12 décembre 2010

2 à 3 mois de prison avec sursis à l'encontre des quatre chrétiens de Larbaâ Nath Irathen

Le juge du tribunal correctionnel de larbaâ nath irathen (27 km de Tizi Ouzou) a rendu, dimanche, son verdict dans l’affaire des quatre chrétiens du village Ait Atteli de la même localité.

Ainsi, les trois prévenu : Abdenour Raid, Nacer Mokrani et Idir Haoudj ont écopé de 2 mois de prison avec sursis pour le chef d’inculpation «d’ouverture de lieu de culte sans autorisation de la Commission nationale des cultes autre que musulman».
Dans la même affaire, M. Yahou Mahmoud, poursuivit pour le même grief et pour avoir hébergé illicitement une personne de nationalité étrangère, a écopé de 3 mois de prison avec sursis assortie de 10 000 DA d’amende.
Le procès des quatre citoyens, de confession chrétienne, a eu lieu le 28 novembre dernier au tribunal de Larbaâ Nath Irathen (27 km de Tizi Ouzou), après trois reports successifs.
Rappelons, enfin, que le représentant du ministère public,  avait requis une année de prison ferme à l’encontre des prévenus pour le premier chef d’inculpation et une amende de 20 000 DA à l’encontre du prévenu, le pasteur , M. Yahou, dans le second dossier.
Toutefois, les mis en causes, ne comptent pas en rester là, puisque ils décident de faire appel.
 
Par Nordine Douici

Les services de sécurité prélèvent l'ADN de la famille de Droukdel

Le chef d'Aqmi pourrait avoir été tué dans l'opération de l'armée en Kabylie


Abdelmalek Droukdel, chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ferait partie des terroristes tués au cours de l’opération déclenchée depuis jeudi contre les maquis islamistes en Kabylie. Mais sa mort n’est pas encore confirmée. L’opération d’identification des terroristes tués est en cours.
 Selon nos informations, les services de sécurité ont prélevé, samedi 11 décembre, de l’ADN de la famille du chef d’Aqmi à Meftah (Blida) pour le comparer à celui d’un des terroristes tués et établir s’il s’agit ou non de Droukdel.
Pour le même objectif, les services de sécurité ont également rendu visite à la famille de l’émir de la région centre d’AQMI, Abou Derar, qui habite Reghaïa, à l’est d’Alger. Ce dernier figurerait également au nombre des terroristes tués lors de cette opération de l’armée.
Samedi, l’opération, dirigée par deux généraux et à laquelle participent environ 4 000 militaires au sol, appuyés par des hélicoptères, était toujours en cours. Elle s’étend sur les trois wilayate de Tizi Ouzou, Boumerdès et Bouira. Les réseaux de téléphonie mobile sont restés brouillés pour empêcher les groupes armés de communiquer entre eux ou d’utiliser les mobiles pour actionner des bombes à distance.
Les actions de l’armée ciblent les maquis de Sidi Ali Bounab où une importante réunion devait se tenir ce week-end sous l’égide de l’émir national d’Aqmi, Abdelmalek Droukdel. L’armée a lancé également des opérations à Bouira et Boumerdès pour empêcher des groupes terroristes de progresser vers Sidi Ali Bounab.

samedi 11 décembre 2010

Le RCD célèbre la journée mondiale des droits de l’homme

Sadi : “L’histoire avance dans le sens que nous lui avons imprimé”



Même si le pays est dans “une impasse historique”, il trouve des motifs d’espoir. À ses yeux,  c’est une belle victoire que de voir ceux qui, hier, diabolisaient et réprimaient les militants des droits  de l’Homme, se revendiquer de ce combat.

Dans une ambiance festive, des centaines de jeunes, de moins jeunes et de femmes se sont retrouvés hier au centre culturel d’El-Biar (Alger) pour prendre part à la cérémonie de célébration  de la Journée mondiale des droits de l’Homme organisée par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). 

Des avocats, des syndicalistes, des représentants d’association et des anciens moudjahidine ont été aussi de la partie. Mais la présence la plus remarquée était celle de Mme Djamila Bouhired, une des icônes de la Révolution algérienne, qui a été très sollicitée, à la fin de la cérémonie, par les jeunes, notamment pour prendre avec elle des photos et surtout discuter avec cette figure célèbre de la guerre de Libération. Même malade, elle a tenu à partager quelques moments de communion avec des militants et des invités d’un parti d’opposition. Tout un message : le combat des démocrates est le prolongement naturel de celui de leurs aînés qui avaient pris les armes pour libérer le pays et reconquérir leur dignité. Rendant hommage à cette grande moudjahida, Saïd Sadi a soutenu dans une intervention improvisée : “Ce n’était pas pour une parcelle de pouvoir ou pour être vue qu’elle avait exposé sa vie mais pour une question de dignité et de droit. La leçon est là. C’est un véritable enseignement pour nous tous”. Et de poursuivre : “Il faut absolument que l’histoire de la Libération nationale soit revisitée”. Parlant des droits de l’Homme, le président du RCD estime qu’ils ne sont “ni un slogan ni de la théorie mais un comportement et une culture”. Pour lui, la situation des droits de l’Homme “est le meilleur voyant pour mesurer le niveau de développement d’un pays”.  Saïd Sadi n’a pas été amène avec la justice, l’école et la télévision à qui il fait le reproche de livrer un message de désespoir. “Le régime algérien a tout fait pour pulvériser la conscience civique. Le fait d’avoir plombé le système d’enseignement algérien  n’est pas une erreur mais une faute, une intention délibérée de déculturer le peuple algérien”, dénonce-t-il. Même si le pays est dans “une impasse historique”, Saïd Sadi trouve quand même quelques motifs d’espoir. 

À ses yeux, c’est une belle victoire que de voir ceux qui, hier, diabolisaient et réprimaient les militants des droits de l’Homme, se revendiquer de ce combat et mettre en place une structure chargée des droits de l’Homme.    “Ils sont venus sur notre terrain. L’histoire avance dans le sens que nous lui avons imprimé”, se félicite-t-il, avant d’affirmer : “Je suis persuadé que l’Algérie est en train d’amorcer la fin d’un cycle historique”. Pour sa part, Me Fetta Sadat, secrétaire nationale aux droits de l’Homme, a fait un constat sans appel : en Algérie les droits de l’Homme sont dans une situation critique, estime-t-elle. 

À la fin de la cérémonie, le RCD a honoré deux universitaires doctorants en leur remettant les archives détenues par le parti sur les droits de l’Homme.

Par : Arab Chih 

jeudi 9 décembre 2010

une femme fouettée brutalement par les agents du gouvernement

Encore une vidéo insoutenable qui vient du Soudan où le gouvernement fait appliquer la charia , la loi islamique.

Une femme fouettée pour la plus grande joie du public.

Déconseillé aux personnes sensibles

Grégoire III Lahham, Patriarche de l’Eglise grecque au Liban

La persécution des chrétiens serait un complot sioniste contre l’islam

Sidon - Liban : Lors de l’inauguration après la rénovation de l’Archevêché  grec-catholique melkite qui comprend maintenant un centre d’études islamiques et chrétiennes, Sa Béatitude Grégoire III Lahham, le patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem des melkites a déclaré en présence de nombreuses personnalités religieuses, d’hommes politiques et d’affaires que les attaques contre les chrétiens d’Orient sont un “complot sioniste contre l’islam.” 
“Je crois qu’il est nécessaire d’examiner en profondeur le fondamentalisme et le terrorisme … qui agissent sous couvert de religion, avec violence et des attaques contre les chrétiens ici et là, avec une intensité croissante. Tout ce comportement n’a rien à voir avec l’islam “, a déclaré Lahham.
“Mais c’est en fait une conspiration planifiée par le sionisme et certains chrétiens qui ont des orientations sionistes et qui veulent donner une mauvaise image de l’islam”, a t-il ajouté.
Des hommes armés appartenant à ”l’Etat Islamique d’Irak” - une organisation affiliée à Al-Qaïda - ont pris d’assaut l’Eglise Notre-Dame du Salut à Bagdad, au cours de la messe du dimanche 1 novembre. Plus de 50 personnes ont été tuées par les terroristes pendant une opération de l’armée pour tenter de libérer les otages (lire ici et ici) .
Laham a ajouté : “Et c’est aussi un complot contre les Arabes et les arabo-musulmans qui sont majoritairement musulmans, visant à dépeindre les Arabes et les musulmans dans les pays arabes comme des assassins terroristes et fondamentalistes en vue de leur refuser leurs droits et en particulier ceux des Palestiniens”, a déclaré Lahham.
Le prélat a déclaré que le dialogue entre musulmans et chrétiens est le meilleur moyen pour faire face à un tel complot.

par Bivouac-id

dimanche 5 décembre 2010

Selon Bouteflika, la France tente de régler ses comptes avec l’Algérie « en appuyant le Maroc ».

Les documents de Wikileaks, révélés vendredi 3 novembre dans la soirée par les quotidiens El Pais (Espagne) et Le Monde (France), montrent des divergences de vues importantes entre Alger et Rabat au sujet du conflit au Sahara occidental. Des divergences qui viennent s’ajouter à la mésentente totale entre le président Bouteflika et le roi Mohamed VI.
« Si je pouvais résoudre le problème je le ferais. Mais je ne peux pas parler à la place des Sahraouis » . Ce qu’il faut, c’est que « le Maroc et le Polisario trouvent une solution, et ils peuvent le faire avec l’aide des Américains », a déclaré le président algérien lors d’une rencontre ». C’est ce qu’a déclaré en 2007 à Alger le président Bouteflika à l’assistante du président américain George Bush pour la sécurité intérieure et l’antiterrorisme, Frances Fragos Townsend.
Les Français, confiera le président Bouteflika lors d’une autre rencontre relatée par des diplomates américains, « du fait du poids de leur histoire coloniale au Maghreb, sont incapables de jouer un rôle constructif dans le conflit ». Selon lui, « la France n’a jamais vraiment accepté l’indépendance algérienne ». Elle tente aujourd’hui de régler ses comptes avec l’Algérie « en appuyant le Maroc ».
En février 2008, recevant un diplomate américain, le président algérien dénonce « le plan d’autonomie » voulu par Rabat à la place du referendum d’autodétermination au Sahara occidental. Pour lui, la proposition marocaine n’offre qu’un semblant d’autonomie. Les provinces algériennes ont d’avantage d’autonomie vis-à-vis d’Alger que ce que propose Rabat pour le Sahara occidental, a fait remarquer le président algérien.
Une position réaffirmée, en novembre 2009, devant le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général William Ward. « Vous ne pouvez pas défendre l’application d’un principe pour la Palestine et un autre principe pour le Sahara occidental ».

vendredi 3 décembre 2010

WikiLeaks : 16 nouveaux télégrammes de l’ambassade US à Alger publiés

Le grand magasin en ligne WikiLeaks (http://wikileaks.org) qui promet 251 287 articles des consulats et ambassades américains à travers le monde, a donné mercredi 1er décembre, dans son entrepôt virtuel, un premier télégramme (câble en anglais) venant de l’ambassade US à Alger.

Ce télégramme (http://cablegate.wikileaks.org/cabl...), classé « confidentiel » et daté de janvier 2007, faisait référence au Sénat et à son président, Abdelkader Bensalah, placé par le président Bouteflika mais qui ne fait pas l’unanimité au sein même de la Chambre haute. Il citait deux Algériennes, une journaliste et une sénatrice, et notait par ailleurs que rares sont les notables qui osent s’exprimer contre l’amendement de la Constitution qui a fait réélire le président Bouteflika, tout comme il spéculait sur sa maladie, prévoyant Bensalah comme le successeur. Aucune révélation fracassante, mais tout le monde attendait la suite, alléché par le menu. Depuis, rien jusqu’à hier, jeudi, où le journal libanais Al Akhbar (http://al-akhbar.com/ar/taxonomy/te...) publiait 16 télégrammes de l’ambassade US à Alger, échelonnés d’avril 2006 à janvier 2010.

Les télégrammes sont identiques à l’unique câble mis en ligne par WikiLeaks, même mise en forme, mêmes caractères et en-têtes, le journal, proche de l’opposition libanaise (Hezbollah et Courant patriotique) affirment qu’ils sont authentiques, issus de WikiLeaks mais non encore publiés par ce dernier. Ces 16 télégrammes ne contiennent pas non plus de révélations extraordinaires. Le premier parle de mercenaires étrangers intégrant les groupes terroristes algériens, trois autres traitent de l’inculpation, pour viol sur deux Algériennes, du responsable de la CIA à Alger, cité comme « chef de la première station » dans le télégramme, tout en demandant une prise en charge médiatique sérieuse aux USA de cette affaire.

Un câble explique que peu de notables algériens se prononcent contre le troisième mandat de Bouteflika, un autre relate le général Guenaïzia annonçant une nouvelle Task Force, alliance entre la Mauritanie, le Niger et le Mali pour combattre Al Qaîda dans le Sahel à partir de Tamanrasset, un autre encore décrit la fin du GIA (en 2008) et ses principaux leaders, toujours vivants, qui intègrent le GSPC ou l’AQMI. Un autre encore, dans le plus pur style américain, se demande si les attentats de juin 2005 vont avoir une conséquence sur la Foire internationale d’Alger (Safex), ou promet de montrer comment la machine gouvernementale algérienne gère le changement de la Constitution pour un troisième mandat de Bouteflika.

Un autre télégramme explique la sécurisation de l’ambassade US suite aux informations fournies par les services algériens, le sentiment anti-américain dans l’opinion publique, les conditions socioéconomiques difficiles, le détail des derniers attentats terroristes et les protestations de Sabri Boukadoum, directeur du protocole aux Affaires étrangères, puis de Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, à propos d’une liste de pays à risque éditée par les Américains, où l’Algérie figure en bonne place. Bref, un peu de tout et de rien, en attendant mieux. Car ces documents publiés par Al Akhbar, tout comme le premier par WikiLeaks himself, ne sont pas classés en haut de l’échelle de la confidentialité. Pourquoi ?

La classification des documents de WikiLeaks est une classification diplomatique US selon une échelle qui va de « confidentiel », plus bas niveau de secret, à « usage officiel uniquement » en passant par « secret », niveau très moyen. Pour les télégrammes repris par Al Akhbar, il s’avère que les niveaux de confidentialité sont relativement bas, de « confidentiel » à « secret », ce qui pose le problème de la nature des télégrammes publiés, presque publics, tout en alimentant une théorie du complot autour de l’action de Wikileaks, pour légiférer sur le contrôle du web, selon les uns, pour bombarder l’Iran, selon les autres (un télégramme fait mention de l’accord des Saoudiens pour détruire des installations iraniennes).

En tout état de cause, la publication des 16 télégrammes par Al Akhbar soulève l’épineuse question de la gestion médiatique des 250 000 câbles. WikiLeaks, pour diffuser ces messages, a choisi 5 partenaires dans le monde, le quotidien américain The New York Times, The Guardian (Angleterre), Der Spiegel (Allemagne), El Pais (Espagne) et Le Monde (France). Comme on le voit, Julian Assange, le patron de WikiLeaks, a préféré les Occidentaux et n’a associé aucun support médiatique africain, moyen-oriental ou asiatique.

De plus, les cinq grands quotidiens qui ont la primeur des informations avant qu’elles ne soient diffusés sur le site WikiLeaks à l’attention de tout le monde, auraient, pour au moins le quotidien américain, expliqué devoir soumettre les télégrammes à leurs autorités, sous le prétexte « de menace éventuelle pour la sécurité », reposant le problème du filtre à destination de la population, même si ces « câbles » sont appelés à devenir publics par l’intermédiaire du site WikiLeaks. Pourtant, Al Akhbar a réussi à en avoir des fragments exclusifs.
WikiLeaks a-t-il traité avec le journal libanais ? Y a-t-il eu des fuites dans les fuites ? Al Akhbar, dont on attend la suite de ses propres révélations, aurait ainsi été le premier média non occidental à avoir accès aux sources de WikiLeaks, relançant pour certains la théorie du complot et des services croisés.

Source: El Watan

Le maire d’Aghribs répond aux allégations du MAK

“Le simple citoyen sait pertinemment que le RCD se porte bien, qu’il est écouté avec respect parce qu’il dit des vérités, assume ses responsabilités, mène des combats sur tous les fronts, et tous les jours, partout en Algérie.”

La réplique qui s’adresse au Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) émane du P/APC (RCD) d’Aghribs, Rabah Irmèche. Critiqué violemment par le mouvement de Ferhat Mehenni, le président de l’APC d’Aghribs ne pouvait pas ne pas répondre aux “graves” propos du MAK. D’où le coup de sang d’un P/APC connu pourtant pour son calme et sa pondération. L’élu du parti de Saïd Sadi rappelle d’abord le contexte de cette polémique. Lors de la grandiose marche du 22 novembre, organisée à Fréha, suite à l’appel de la cellule de crise, constituée le lendemain du kidnapping d’Omar Slimana et du décès de son cousin Hidouche, des milliers de personnes ont manifesté pour se solidariser avec la famille Slimana et dire “Non aux kidnappings”, “Halte à l’impunité”, “Où est l’État ?”, “Restons unis et solidaires”,… “Ces slogans sont l’apanage de la cellule de crise, née à Imekhlaf, village natal de la victime, au lendemain du drame”, affirme le P/APC d’Aghribs qui dit faire partie de ce comité.

Se disant rassembleur dans les faits et les actes, M. Irmèche se désole que le MAK se soit approprié l’action de la rue de Fréha. “Le MAK se réjouit de cette victoire arrachée par la mobilisation populaire à laquelle il avait appelé avec l’Anavad, le gouvernement provisoire de Kabylie”, avait écrit, en effet, le mouvement autonomiste dans un communiqué rendu public au lendemain de la marche de Fréha. “Quand et d’où avez-vous appelé à la marche ?”, interroge l’édile communal, qui rappelle que la paternité de l’action appartient à la seule cellule de crise dans laquelle il siège. Toujours aussi acerbe, le P/APC d’Aghribs ne veut pas laisser passer sous silence “l’incident” de Fréha. “N’eût été notre intervention en votre faveur, des citoyens anonymes et non des militants RCD – comme vous l’insinuez — auraient pu vous lyncher parce qu’ils ont vu, dans vos propos haineux, récupération et opportunisme”, martèlera-t-il à l’adresse des militants du MAK, qui auraient reproché aux élus du peuple d’avoir pris la parole lors de la marche de Fréha. “Les citoyens ne nous ont pas élus pour nous taire ou les abandonner à leur sort”, réplique sèchement Rabah Irmèche. Et d’ajouter : “Nous sommes des enfants de la Kabylie. Les maires de Fréha et d’Aghribs sont d’obédience RCD, celui de Timizart est du FFS. À nous trois, nous représentons Aït Jennad.” En revanche, si le MAK veut une tribune d’expression, le P/APC d’Aghribs n’y voit aucun inconvénient. “Grand bien vous fasse ! Vous avez 365 jours pour le faire partout où vous voulez en Kabylie. Je peux vous assurer que j’y serai pour vous écouter et comprendre un peu plus votre projet de société autonomiste”, promet-il, refusant au passage de se tromper de cible. “Pour le RCD, pour nous tous, notre ennemi, c’est le sous-développement, c’est la corruption, c’est le terrorisme, c’est la confiscation de notre histoire et de notre identité. Pour le RCD, pour nous tous, notre ennemi, ce n’est pas le peuple algérien, encore moins les partis politiques,
y compris le MAK”, conclut le P/APC du RCD, espérant par sa sortie avoir remis les pendules à l’heure. 

Par : YAHIA ARKAT

Algérie : Mort suspecte et maltraitance des bébés nés sous X

Ils commencent leur vie à deux dans un berceau et attachés à une corde dès qu’ils commencent à marcher. Dans la maternité de l’hôpital de Djelfa, où El Watan Week-end est entré, il ne fait pas bon naître sous X. En Algérie, ces bébés, non reconnus pas leurs parents, seraient plusieurs milliers à naître chaque année d’après les estimations des associations de protection de l’enfance. Enquête sur ces enfants de la honte que même la société marginalise.

Je m’appelle Amine Karim. J’existe depuis quelques heures à peine et déjà ma solitude me pèse tant… Il fait froid autour de moi, il fait triste. Je cherche en vain le sein de ma mère, ou à défaut une main. La salle de l’hôpital de Djelfa, où je me trouve, est pleine. Elle sent le renfermé, l’oubli, la mort. Je m’appelle Amine Karim, un nom passe partout que m’a attribué l’hôpital. Avant même de naître, j’étais prédestiné à l’errance. Je suis une tare. Je suis une honte. Le visage hideux de la société qu’il faut cacher… Je suis un enfant né sous X.

En Algérie, nous serions ainsi 5000 à naître sans reconnaissance parentale chaque année, contre 849 000 naissances « normales ». Un chiffre, d’après les associations de protection de l’enfance, largement sous-estimé. Mais finalement ce n’est peut-être pas le pire. A Djelfa, d’après un communiqué du bureau de la Ligue des droits de l’homme de Laghouat, douze enfants nés sous X seraient morts à l’hôpital depuis 2010, la plupart à la suite de déshydratations. Les dix-sept qui ont survécu, ou qui sont nés après, resteront dans cette salle d’hôpital jusqu’à leur placement dans une famille d’accueil. Pourtant, il existe bien un centre d’accueil prévu pour nous accueillir. Il est même fini depuis une année. Le décret exécutif de sa mise en place date d’octobre 2009. Il se trouve à quelques rues de l’hôpital. Mais « ils » préfèrent nous garder dans cette salle lugubre, aux vitres cachées par du papier et éclairée d’une lumière artificielle trop crue.

Nous sommes dix-sept à ainsi commencer notre vie, entassés les uns sur les autres. Les cris des nouveaux-nés se mélangent aux sanglots des plus âgés. Parfois, les voix tonitruantes de nos nourrices, dégoûtées par ce travail, couvrent nos cris.

Attaché à une corde

Hana, 7 jours, partage mon lit. Nous sommes installés tête-bêche : sa tête est orientée de l’autre côté du berceau, et ses pieds, devant mon visage. Les nourrices jugent « plus pratique » de nous installer tous dans cette position. Ici, personne n’a le luxe de dormir dans son propre berceau. Hana vient de vomir. Allongée sur le dos, elle n’a pas encore l’énergie de repousser le vomi qui lui bouche les narines et elle peine à reprendre son souffle. Dans la salle, trois nourrices « s’occupent » de nous. Aucune ne s’en rend compte. J’ai un autre colocataire, Mustapha. Il a 17 mois. C’est notre aîné. Il marche déjà mais il ne peut pas aller bien loin. Les nourrices, nos geôlières, veillent à ce qu’il ne franchisse pas la porte de cette maternité qui nous sert de cellule. Il est en liberté surveillée, donc aussi prisonnier que moi.

Mustapha se rebelle parfois, curieux de voir ce qui l’attend de l’autre côté de cette porte. Pour calmer toute velléité de découverte, nos gardiennes ont attaché son pied avec une corde blanche aux barreaux du lit. Parfois, il se démène, se révolte, hurle mais ne réussit qu’à se fatiguer et finit par s’endormir le cœur gros et l’âme en lambeaux. Sarah, elle, est attachée à la taille. Elle ne marche pas encore, mais arrive à se déplacer à quatre pattes et donc, à sortir de son lit. Pour l’instant, elle ne comprend pas et se contente de jouer avec la corde et de tourner dans son lit. Au risque de s’étrangler avec un jour. Nous n’avons jamais mis les pieds dans un jardin ni respiré l’air frais. La frontière s’arrête à la porte de la maternité. Pour nous tous.
Trouvés dans la rue.

Salim, lui, est né hémiplégique. Il a 9 mois et vit par terre, sur une vieille couverture, au contact du sol bleu, froid et crasseux. Il a quitté, malgré lui, le berceau qu’il partageait avec un gars, plus robuste, plus débrouillard, qui lui volait son biberon, le privait de son repas et lui prenait toute la place. Salim ne pouvait pas se défendre. Faute de solution adéquate, les nourrices ont tranché. « Mettons-le par terre ». Il reste là toute la journée, dans un silence inquiétant. Si ce n’était ses grands yeux constamment ouverts qui contemplent le plafond, je le croirais mort. A la tête de chaque lit, un petit papier collé avec du ruban adhésif indique le nom et le prénom qu’on nous a donnés, en réalité, ce sont deux prénoms. Plus facile à inventer.
De toute façon, même les plus chanceux, qui trouveraient une famille d’accueil, ne porteront jamais un vrai nom. A côté, est inscrite la date de ce sale jour où nous sommes venus au monde, ou la date d’accueil, selon le cas. Car si certains sont nés à l’hôpital, d’autres ont été trouvés dans la rue. Comme Aniss, 10 mois, déposé au mois de février. On ne sait rien de lui. Juste que les gendarmes l’ont récupéré et que, depuis, il partage notre quotidien. Le mur qui sépare notre salle des chambres des malades est si fin que l’on entend leurs gémissements. Mais si nous pouvons entendre leurs souffrances, eux n’entendent pas les nôtres. Je m’appelle Amine Karim. Je ne sais pas si je survivrai à la prochaine grippe, à ma prochaine diarrhée, ou à ma peine mais ma mère ne s’en souciera jamais. L’Etat non plus. Je n’existe même pas dans les sondages. Pourtant, je m’appelle Amine Karim. Et je suis bien algérien.

Nina Sellés