dimanche 28 novembre 2010

Nouvelles accusations du Mak contre le RCD

Dans un Communiqué rendu publique sur leurs site le mak s’attaque cette fois au RCD dans l’affaire M. Omar Slimana, enlevé le 14 novembre 2010 par un groupe armé suite au meeting qui a eu lieu a FREHA , qu’ont veut partager avec vous sur notre site.

MEETING DE FRÉHA : RÉCUPÉRATION ET OPPORTUNISME

M. Omar Slimana, enlevé le 14 novembre 2010 par un groupe armé de 4 individus, a été rendu vivant, aux siens et à toute la Kabylie.
Le MAK se réjouit de cette victoire arrachée par la mobilisation populaire à laquelle il avait appelé avec l’Anavad, le Gouvernement Provisoire Kabyle.
Mais cette libération ne peut en aucun cas compenser le meurtre de sang froid perpétré contre son cousin, enterré le samedi 20 novembre 2010. Leurs assaillants courent toujours et ils peuvent à chaque instant s’en prendre à n’importe qui d’autre au détour d’une route de Kabylie. Le MAK salue également la décision de la Cellule de crise de la population des At Jennad du maintien de la mobilisation citoyenne à laquelle le MAK a pris part dès le lendemain du drame en proposant aux familles des victimes, son soutien indéfectible dans les conditions qu’elles jugent les plus appropriées. L’accueil chaleureux et ému que la délégation du MAK a reçu en retour constitue la preuve ineffable de l’immersion du Mouvement dans le cœur du peuple kabyle.
Mais à l’occasion de la marche et du meeting dont la Cellule de Crise des At Jennad était censée être l’organisatrice, les citoyens présents ont été choqués et révoltés par le comportement du maire d’Aghriv qui a conduit une conjuration politicienne dans une grossière et honteuse entreprise de récupération et de minable opportunisme au profit de son parti. L’essoufflement de celui-ci et sa désaffection par la population l’ont poussé à s’embusquer derrière des sigles et des appellations étranges pour tenter de réapparaître dans toute sa laideur sur la scène politique, occasionnellement ensanglantée.
Sous une banderole qui affiche clairement « RESTONS UNIS ET SOLIDAIRES », il a fait un show politicien en faveur de son parti en donnant la parole aux maires d’Azazga, de Timizar, de Fréha et au sénateur de son parti. Les représentants de la société civile, les maires d’une autre formation politique qui ont voulu exprimer leur soutien et leur solidarité ont été empêchés de parole.
Et lorsque le Président du MAK par intérim allait prendre la parole pour lire le message de condoléances et de soutien aux familles, transmis par M. Ferhat Mehenni, le Président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), le maire d’Aghriv a confisqué la sono qu’il a rangée. Mais le Président du MAK n’a pas eu besoin de la sono pour délivrer devant la population son message. La voix est plus forte que le micro. En tous les cas, telle est la réponse de ce parti, réduit spatialement au territoire du village de son Gourou, à la demande fraternelle du MAK du 19 septembre 2010 en vue de créer un front unitaire de résistance contre l’insécurité qu’entretiennent en Kabylie, pouvoir, terroristes et autres aventuriers politiques vers lesquels pointent de plus en plus de doigts accusateurs !
À défaut d’imposer sa parole à l’APN, dans les APC et l’APW qu’ils gèrent et même dans un forum scientifique universitaire à Tizi Ouzou ; dans l’incapacité d’organiser le moindre meeting public, le RCD, déserté de plus en plus par ses militants et inaudible par le citoyen, vient de trouver une méthode originale de réinsertion politique en confisquant la douleur de victimes et la solidarité des citoyens et des forces politiques de Kabylie.
Le MAK souhaite que le peuple kabyle, désormais conscient de la nécessité de prendre en charge sa propre défense, n’aura à donner aucune autre occasion à quiconque de se sustenter des cadavres de ses enfants.

violences sexuelles contre les enfants en Algérie

Quand le silence renforce le tabou



La rencontre organisée par le réseau Nada pour la défense des droits de l’enfant, jeudi dernier, nous a permis de confirmer que la violence sexuelle contre les enfants, notamment lorsqu’il s’agit d’inceste, est un sujet que la société aura du mal à débattre.
En effet, comme ce fut le cas pour les mères célibataires, la violence sexuelle contre les enfants est un dossier qui ne sera pas propulsé au-devant de l’actualité de sitôt. Il devrait passer par des années de clandestinité avant de se frayer une place “publique”.
Car si pour la mère célibataire, la fille finit généralement par quitter le domicile familial, laissant derrière elle une famille qui tente de gérer tant bien que mal la “honte” que proches et voisins finissent par oublier, puisque le fait de tourner le dos à l’une des leurs qui a osé commettre l’irréparable lave l’honneur de la famille, pour l’abus sexuel de l’enfant, la situation est tout autre. L’équation  se complique encore davantage quand il s’agit d’inceste. Lorsque c’est le frère qui en est l’auteur, la solidarité familiale voudrait que quand la victime n’est autre que la propre sœur de l’auteur, de ne pas ébruiter l’affaire pour ne pas entacher la réputation de l’homme de la famille et briser son avenir.
Pour la fille-victime, elle aura toute la vie pour panser cette blessure, pense-t-on. Et c’est ce qui contraint les familles à enterrer à jamais le secret. Aujourd’hui, même si des voix s’élèvent pour évoquer l’abus et l’exploitation sexuels des enfants, ceci ne se fait que dans un cadre très restreint. Si ce n’était la presse qui rapportait les rares activités de certaines associations qui osent évoquer  le sujet, d’un côté,  et les statistiques des services de sécurité, de l’autre, le phénomène qui prend de l’ampleur continuera à être complètement  ignoré. Car changer les mentalités est loin d’être chose aisée.
On s’imagine mal un simple citoyen ou une famille habitant une région conservatrice évoquer ouvertement ce sujet quand le premier responsable du réseau qui vient d’être mis en place pour plaider la cause de ces enfants reconnaît lui même que “la famille de l’enfant victime de violence sexuelle se voit contrainte de plier bagage et quitter le quartier” pour éviter les commentaires des voisins.
Noureddine Benbraham ira jusqu’à reprocher à la presse qui rapporte ce genre de “fait divers” le fait de donner les initiales de la victime et des détails qui la rende identifiable pour des proches. “L’enfant est désigné du doigt. Ce n’est pas facile pour toute sa famille.” Et il faudrait des années de soutien psychologique pour arriver à réparer ce qu’un monstre a brisé en quelques minutes. Mais en trouvant normal qu’une famille victime et non coupable soit contrainte de fuir, nous ne faisons qu’enraciner davantage le tabou et non le briser.
La logique ne voudrait-elle pas que quand on veut lutter contre un phénomène, on commence d’abord par le dévoiler ? Dire qu’il faille cacher l’identité de la victime ne rime-t-il pas avec tabou ? “Non !” se contente de nous répondre Benbraham qui  pense que, de leur côté, les mamans doivent se rencontrer pour discuter de la protection de leurs enfants. Comment le feront-elles puisque le sujet est toujours classé “tabou” ?  Il faut savoir que le dossier de la violence sexuelle faite aux enfants a été dépoussiéré par des ONG internationales suite au constat accablant fait par l’OMS : 150 millions de filles et 73 millions de garçons,  âgés de moins de 18 ans, ont subi des violences sexuelles dans le monde en 2002.
Quelques années plus tard, un “projet de renforcement des capacités d’intervention et de mise en réseau des acteurs locaux de la société civile pour la promotion des droits de l’enfant et la lutte contre son exploitation sexuelle dans les pays de la rive Sud de la Méditerranée” verra le jour.  Le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et le Liban étaient les principales cibles. Des études ont été lancées pour savoir ce qui se fait dans ce domaine au niveau des 4 pays.
En Algérie, l’enquête a eu lieu entre le 24 et le 23 mai 2010 et a touché les wilayas d’Alger, Blida, Constantine et Boumerdès. Les consultants de l’Association toulousaine pour le développement et l’accompagnement de projet (ATDAP) ont commencé par un recueil des textes juridiques, des programmes et autres procédures nationales.
Ceci, outre les tête-à-tête avec différents responsables d’organismes  et associations, des responsables de l’éducation nationale, des médecins, des éducateurs, des avocats… C’était au total 80 acteurs et  28 structures situées dans les 4 wilayas-pilotes. Selon les résultats de l’enquête, “la thématique de la violence sexuelle sur enfant reste un sujet très sensible, mais elle n’est pas pour autant un véritable tabou pour la plupart des acteurs rencontrés”. Évidemment, plusieurs insuffisances ont été recensées par les consultants. Nous citerons en premier lieu le cadre législatif.
Les enquêteurs ont noté que ce cadre est “très ferme en matière de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs mais celui-ci reste imprécis quant à la qualification exacte des actes et leur typologie”. Et de poursuivre que ces violences sont définies de manière très vague dans le code pénal. Pour ce qui est du signalement de l’acte de violence, aucun mécanisme n’existe à ce jour. Seuls les professionnels de santé sont tenus de signaler par “obligation morale” tout sévice repéré.
La prise en charge de l’enfant-victime n’est pas réellement assurée en raison de l’inexistence d’un organisme spécialisé. Les enquêteurs ont, par ailleurs, mis l’accent sur la prévention des abus sexuels. Un volet délaissé en raison, notamment, du manque de coordination entre les organismes étatiques et les différentes associations.
La même étude note que l’approche de la protection des enfants en Algérie demeure encore généraliste.  

 Par : Malika ben

Rachid Ali Yahia rentre en Algérie après un exil de 36 ans

Le militant Rachid Ali Yahia est rentré au pays après un exil de 36 ans. Il a été reçu à l’aéroport international Houari Boumdiene à Alger ce samedi 27 novembre par des centaines de militants de la cause amazigh. Il y avait aussi des personnalités politiques à l’image du président du RCD, Saïd Sadi, ainsi que les anciens du MCB, Saïd Khellil, Arezki Aït Larbi, Saïd Doumane. Le grand militant et compagnon de Laïmèche Ali durant le Mouvement national est rentré au pays pour des raisons familiales, a laissé entendre Me Ali Yahia.
Avocat de profession et né en Kabylie en 1928, Rachid est le frère cadet de l’autre militant des droits de l’Homme, l'avocat Abdenour Ali Yahia. Durant les années 1940, il s’est distingué par son militantisme au sein du PPA et plus tard au sein de la Fédération de France du FLN. En 1949, il a fait partie des militants berbéristes qui ont posé la question identitaire au sein des structures du parti. Pratiquement tous ses compagnons berbéristes partisans d’une Algérie algérienne furent liquidés.
A l’indépendance, il est avocat à Alger. Mais ses activités politiques contrariées par la répression du pouvoir de l’époque le poussent à l’exil. C’est en 1974 qu’il quitte l’Algérie pour aller vivre en France. Il s’inscrit au barreau de Paris jusqu’à sa retraite. Deux ans plus tard, il crée son propre parti, le Front uni pour l’Algérie algérienne (FUAA), dont certains militants étaient au sein du Mouvement culturel berbère (MCB).

TSA

samedi 27 novembre 2010

Etats Unis: un complot à la voiture piégée déjoué



Le FBI a déjoué une tentative visant à faire exploser une voiture piégée lors d'une cérémonie pour Noël organisée vendredi à Portland, dans l'Oregon. Le principal suspect est un homme naturalisé américain, d'origine somalienne.

Les forces de l'ordre américaines ont déjoué une tentative d'attentat à la voiture piégée contre une fête de Noël vendredi soir à Portland, dans l'Oregon. Principal suspect, selon le ministère de la Justice : un homme naturalisé américain d'origine somalienne, Mohamed Osman Mohamud.
Le suspect, âgé de 19 ans, a été arrêté par le FBI et la police de Portland vendredi vers 17h40 (1h40 samedi à Paris). Il venait de tenter de faire exploser une camionnette garée près du lieu de la cérémonie annuelle à Portland, pensant qu'elle contenait des explosifs. Le public n'a toutefois jamais été en danger, l'engin n'étant pas en mesure d'exploser, ont révélé des responsables.
Mohamed Osman Mohamud faisait l'objet d'une surveillance rapprochée depuis quelques mois. En août 2009, il avait ainsi communiqué par e-mail avec une personne habitant à l'étranger et soupçonnée d'être impliquée dans des activités terroristes. Ce contact avait été localisé au Pakistan dans la province du nord-ouest, une zone tribale frontalière de l'Afghanistan. Considérée par les Etats-Unis comme le fief mondial d'al-Qaida, cette province abrite notamment les talibans pakistanais (TTP), vus comme les principaux auteurs des attentats qui ensanglantent le Pakistan depuis trois ans. En décembre 2009, Mohamud avait ainsi envisagé de se rendre au Pakistan pour s'engager dans le jihad. Le jeune homme avait alors tenté de contacter à plusieurs reprises son partenaire. En vain.

«La menace était tout à fait réelle»


En juin dernier, des agents du FBI se faisant passer pour des complices de son contact au Pakistan l'avaient contacté par e-mail. Et un mois plus tard, un agent du FBI l'avait rencontré à Portland. C'est alors que le jeune homme avait raconté avoir écrit pour la revue en ligne Jihad Recollections, prônant la violence contre les non-musulmans. Mohamud avait également expliqué à des agents du FBI qu'il rêvait depuis l'âge de 15 ans de participer au jihad contre les infidèles et qu'il avait identifié un objectif possible : l'arbre de Noël de Portland. Les agents américains avaient essayé de le mettre en garde plusieurs fois contre son projet, soulignant notamment que de nombreux enfants participeraient à la cérémonie. Sans effet. Mohamud avait répondu qu'il voulait frapper «une foule importante qu'il attaquerait dans la vie quotidienne au moment où les familles sont en congé».
Dans les mois suivants, le jeune homme avait ainsi choisi un emplacement pour la bombe et posté ses composants aux agents du FBI, dont il pensait qu'il assembleraient l'engin. Il leur avait aussi transmis des photos d'identité pour un passeport, qui devait lui permettre de s'enfuir des Etats-Unis après l'attentat. Début novembre, Mohamud et des agents du FBI s'étaient rendus dans un lieu reculé de l'Oregon où ils avaient fait sauter une bombe cachée dans un sac à dos, le jeune homme croyant participer à une répétition de l'attentat. «Peu importe qui y sera, je veux qu'il y ait des morts ou des blessés», avait-il alors déclaré. Il avait également enregistré une vidéo lisant un texte écrit justifiant son attentat.
L'engin explosif qu'il pensait déclencher vendredi soir était en réalité inoffensif, mais «la menace était tout à fait réelle. Notre enquête montre que Mohamud avait vraiment l'intention de commettre un attentat à très grande échelle», a affirmé Arthur Balizan, un agent spécial du FBI dans l'Oregon. Avant d'ajouter : «En même temps, je voudrais rassurer la population : nous avons veillé à chaque moment à ce qu'il ne puisse en aucun cas commettre l'attentat». Mohamud encourt la prison à vie et une amende de 250.000 dollars. Il doit être déféré lundi devant le tribunal fédéral de Portland.

Source : le Figaro

vendredi 26 novembre 2010

PYRENEES-ORIENTALES : Mystérieuse découverte de deux corps «emballés» entre Millas et Corneilla







La découverte a été faite hier matin en bordure de la Têt, sur un territoire allant de Millas à Corneilla-la-Rivière. Les corps étaient enroulés dans des tapis orientaux entrourés de film plastique noir et une douille de 7.65 a été retrouvée à proximité de chaque cadavre. De nombreuses zones d'ombre demeurent.

La terrible découverte faite hier matin dans les champs en bordure de la Têt rassemble tous les éléments   de l'exécution criminelle. Des corps, retrouvés enroulés dans des tapis orientaux lesquels étaient emballés dans plusieurs couches de plastique. La présence auprès de chacun d'eux d'une douille éjectée, placée en évidence. Et puis, le mystère qui entoure cette macabre affaire…

A commencer par les conditions dans lesquelles les victimes ont été retrouvées. D'après les premiers éléments, il semblerait que les corps aient été découverts par deux
personnes différentes, pratiquement au même moment hier matin. A trois kilomètres de distance, un agriculteur se rendant sur un terrain lui appartenant, puis un chasseur, auraient donné l'alerte auprès des services de gendarmerie. Déclenchant un important déploiement de forces de l'ordre sur l'ensemble du secteur. 

Rapidement, la compagnie de Perpignan, appuyée par les brigades de l'ensemble du territoire, s'est mobilisée dès la fin de matinée pour procéder aux constatations d'usage, en présence du Parquet. Les militaires ont ensuite reçu le renfort de la Section de recherches de la gendarmerie de Montpellier, à qui l'enquête a été confiée. Jusqu'au milieu de l'après-midi, tandis que les techniciens en identification criminelle s'affairaient autour des lieux des découvertes, les gendarmes ont ratissé la végétation le long de la traverse reliant Millas à Corneilla, à la recherche d'indices éventuels.   

Des douilles mais pas de trace d'impact
Car il est très vite apparu aux enquêteurs que leur tâche serait difficile. Les deux victimes, un homme qui pourrait être âgé d'une quarantaine d'années et un autre d'une soixantaine, sont visiblement décédées depuis près de 15 jours. Mais en raison de l'état dans lequel ils ont été découverts, la date de la mort ne pourra être confirmée qu'après les autopsies qui ont été ordonnées. Enfin, la médecine devra lever le mystère entourant les causes de leur décès. Car un premier examen sommaire a permis d'établir que les corps de deux hommes ne portaien   t a priori aucune trace d'impact.   Ce qui n'est pas sans soulever de nombreuses questions. 

Car si les deux hommes n'ont pas été abattus, pourquoi avoir diposé dans leur ' linceul ' de plastique une douille de 7.65 ? Est-ce une mise en scène ? S'agit-il d'un avertissement ? Pour l'heure, la seule chose dont soient sûrs les enquêteurs, c'est que la piste criminelle est établie, quelles que soient les causes de la mort.   « Il est évident qu'il s'agit d'un geste criminel parce que les personnes sont 'emballées' et de la même façon. A trois kilomètres de distance » a détaillé le procureur adjoint, Xavier Bonhomme. Les analyses demandées devront également lever le mystère de l'identité des deux victimes, pour l'heure toujours inconnue. Car d'après nos informations, aucun signalement de disparition dans le département ne semble correspondre à ces découvertes…


Source: L'indépendant

Fusillade de Port-Vendres : deux personnes interpellées puis remises en liberté



Progressivement, les gendarmes avancent dans leur enquête sur la fusillade du 28 juin à l'aube, dans laquelle Kevin Rosarini avait été atteint de trois balles et laissé pour mort sur le quai Joly. 

Ce matin-là, deux individus cagoulés avaient surgi et tiré à plusieurs reprises en direction de ce Port-vendrais de 26 ans qui attendait son employeur, le touchant à trois reprises.

Par chance, et après de longues heures sur la table d'opération, Kevin Rosarini avait survécu. L'enquête pour   « tentative d'assassinat » menée par la section
de recherches gendarmerie de Montpellier, la brigade de recherches de Céret et de la brigade de Port-Vendres avait permis l'interpellation en septembre dernier d'un jeune homme de 17 ans. 

Cet habitant la commune avait reconnu avoir commandité l'opération, en recrutant des hommes en Espagne pour   « faire peur » à la victime avec laquelle il s'était battu. Le jeune homme a depuis été écroué. 

Mais les gendarmes, toujours à la recherche des tireurs cagoulés, ont interpellé mercredi matin deux individus, un jeune homme résidant à Perpignan et un homme domicilié à Martigues, dans les Bouches-du-Rhône. 

Tous deux ont été placés en garde à vue et présentées hier à la juge d'instruction chargée de l'affaire. Toutefois, faute de charges retenues contre eux, les deux hommes ont été relâchés. 


Source: L'indépendant

Une manifestation de femmes contre la violence interdite à Alger

ALGER, 24 nov 2010 (AFP) - Une manifestation prévue jeudi à Alger à l'occasion de la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes n'a pas été autorisée par les autorités de la Wilaya d'Alger, a déclaré à l'AFP une de ses organisatrices, Faïka Medjahed. "On nous a signifié ce matin une non-autorisation verbale et on ne sait toujours pas pourquoi", a déclaré à l'AFP Mme Medjahed, membre de l'Association algérienne de planification familiale AAPF qui regroupe une douzaine d'associations de femmes.

Dans un communiqué, elles ont indiqué que cette "non autorisation" leur a été signifiée tardivement, ce mercredi, à la veille de l'événement prévu dans un hôtel du centre-ville. Le service de presse de la Wilaya contacté à plusieurs reprises par l'AFP ne répondait pas au téléphone.

Pour le collectif d'associations, cette mesure équivaut à "une violence contre l'expression et les luttes des femmes contre les violences qui leur sont faites", selon le texte publié en ligne par le quotidien El-Watan.   "Cette mesure disproportionnée et intolérable traduit bien la situation, sur le terrain, des droits des femmes en Algérie", lit-on encore dans le communiqué. Elles entendaient lancer une campagne nationale, avec pour mot d'ordre "Stop à la violence ! Droits des femmes maintenant!", pour l'obtention d'une criminalisation "pure et simple" de ces violences.

La rapporteuse spéciale de l'ONU sur la violence contre les femmes Rashida Manjoo avait indiqué le 10 novembre à Alger qu'une femme sur dix dans ce pays en était victime. Mercredi, le ministère de la Famille et de la Condition féminine a annoncé la mise en service en 2011 d'un numéro vert gratuit (15.26) qui sera opérationnel 24h/24h pour le signalement des violences à l'encontre des femmes et la prise en charge des victimes à distance".

L'Assemblée générale de l'Onu a proclamé il y a 11 ans le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.  Cette date a été choisie en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées en 1960 sur les ordres du président Rafael Trujillo.

TSA

Insécurité en Kabylie : cri d’alarme des élus RCD

«Halte aux kidnappings», «Non à l’insécurité et à l’impunité» et «Où est l’Etat ?» Tels sont, entre autres, les principaux slogans brandis hier par les élus RCD qui ont tenu un rassemblement devant le siège de l’APC de Azazga, à 40 km à l’est de Tizi Ouzou.

Cette action de protestation a regroupé des présidents et membres des APC, des députés et des sénateurs ainsi que le P/APW et des élus à l’Assemblée de wilaya issus de la formation de Saïd Sadi. «Il y a des élus des autres partis qui ont pris part à ce rassemblement, ils sont venus de leur propre chef. Nous sommes la première force politique dans la région, cependant nous souhaitons voir les autres partis prendre leurs responsabilités devant la situation qui prévaut en Kabylie. Il y a des élus qui se font agresser. Il y a des entrepreneurs qui demeurent toujours la cible des kidnappeurs. C’est la terreur», a déclaré le sénateur Mohamed Ikherbane.
«Nous voulons tirer la sonnette d’alarme sur le climat d’insécurité qui règne en Kabylie où le citoyen est livré à lui-même», a ajouté Hamid Maâkni, président du bureau régional du RCD à Tizi Ouzou. Le président de l’APW a précisé également que les membres de l’Assemblée de wilaya se réuniront incessamment pour débattre de la question sécuritaire dans la région. «Ce n’est pas seulement l’élu qui est menacé, mais il y a aussi les investisseurs et les entrepreneurs», a précisé M. Belabbas, tout en rappelant le décès de l’entrepreneur Hand Slimana, blessé le 14 novembre dernier, lors d’une tentative de rapt à Aghribs, et qui a succombé deux jours plus tard à ses blessures.
Par ailleurs, dans une déclaration rendue publique, les élus du RCD exhortent les citoyens de la région à rester «mobilisés, unis, solidaires et vigilants pour faire barrage aux nombreuses tentatives de déstabilisation».
 
El Watan

mercredi 24 novembre 2010

Asia Bibi : une bonne et une mauvaise nouvelle

D’abord la bonne:  la demande de grâce présidentielle pour Asia bibi a été accordée. Merci au soutien international.
La mauvaise, c’est que des groupes fondamentalistes ont déja menacé de lui faire la peau  selon un schéma bien rodé (lire), à sa sortie de prison. 

Asia Bibi, première femme condamnée à la peine de mort sous le chef d’accusation d’insulte au Prophète de l’islam, a été grâciée par le président pakistanais Asif Ali Zardari, le 21 novembre. Asia Bibi, 37 ans et mère de cinq enfants, a passé une année et demie en prison. Elle n’a jamais été entendue par les tribunaux qui l’ont condamnée.
Avant d’être arrêtée par la police et poursuivie en justice pour “blasphème” conformément à la loi religieuse islamique, Asia Bibi - mère de 5 enfants- a été violée par ses accusateurs musulmans. C’est ce qu’elle a dit au gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, qui lui a rendu visite en prison il y a deux jours.
Après leur conversation, le gouverneur a dit qu’Asia “a signé un appel à la clémence du président Ali Zardari” et elle a dit qu’elle confirme son histoire qu’elle racontera ” en personne au président.”
Asia dit qu’elle est innocente, mais des groupes de fondamentalistes islamiques ont déjà menacé de la tuer si elle était libérée (voir les antécédents

Source : Bivouac-id

mardi 23 novembre 2010

Interview : Elisabeth Sabaditsch-Wolff, inculpée pour avoir critiqué l’islam


Elisabeth Sabaditsch-Wolff comparaîtra le 23 novembre devant un tribunal kafkaien pour commis un acte qui, dans la constitution américaine, est légal : elle a critiqué une religion. C’est l’un des buts explicites du Premier amendement, qui protège la liberté d’expression en Amérique.



Elisabeth Sabaditsch-Wolff a été piégée en Autriche par NEWS, un luxueux hebdomadaire qui a envoyé un journaliste à plusieurs de ses conférences sur l’islam, la Sunna et la charia, et les a enregistrées à son insu.
Les avocats de cet hebdomadaire de gauche ont ensuite remis les transcriptions au Parquet de Vienne à titre de preuve de discours de haine contre l’une des religions officiellement reconnues par  les lois autrichiennes – l’islam. Le 15 septembre, elle a été inculpée par l’État autrichien et citée à comparaître le 23 novembre devant un tribunal d’un seul juge. Le fardeau de la preuve dans cette procédure repose entièrement sur la manière dont elle sera présentée par Sabaditsch-Wolff et son avocat compétent.
Sabaditsch-Wolff n’est pas une femme au foyer viennoise ordinaire. Elle est la fille d’un diplomate autrichien ayant séjourné dans plusieurs pays musulmans, y compris l’Iran, le Koweït et la Libye. À l’âge de six ans, elle a fait l’expérience immédiate des horreurs de la Révolution islamique à Téhéran lorsque l’ayatollah Khomeiny a déposé le régime du Shah. Elle était au Koweït quand Saddam Hussein a envahi ce pays en 1990 et elle a été évacuée. Elle est retournée au Koweït à la fin des années 90 et a compris ce que signifient la charia et la doctrine islamique dans un pays musulman. Elle était en Libye le 11 Septembre et a été témoin de l’antisémitisme islamique. Elle a aussi séjourné à Chicago dans le cadre d’une affectation consulaire de sa famille diplomatique itinérante. Elle a appris, à l’adolescence, les principes de notre constitution américaine et le précieux droit à la liberté d’expression prévu au Premier amendement.
Sa motivation à agir comme «héroïne locale» en Autriche est autant la protection de l’avenir de sa fille de six ans que la nécessité de faire comprendre à ses compatriotes la menace que représentent la doctrine islamique et la charia.

Lire la suite sur Bivouac-idLa vidéo de l’interview est publiée ici.

Manifestation en Kabylie


4.000 personnes ont manifesté pour réclamer une protection accrue contre des activistes liés à Al Qaïda qui se servent de la région comme bastion. 

Cette manifestation d’une ampleur inhabituelle a été déclenchée par une tentative d’enlèvement perpétrée la semaine dernière par des membres présumés d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Cette tentative de rapt s’est soldée par la mort d’un homme d’affaires de la région. Ville de 24.000 habitants, Freha se trouve à 130 km à l’est d’Alger. 
Cette manifestation fait suite à un double enlèvement meurtrier jeudi dernier à un faux barrage tenu par des islamistes armés en tenue de militaires près du village d’Aghribs (100 km à l’est d’Alger). Un entrepreneur âgé de 42 ans, Hend Slimana, a été tué par balles en tentant de s’échapper et a ensuite succombé à ses blessures, tandis que son cousin Omar, 32 ans, a été détenu en otage avant d’être relâché dimanche au milieu d’une forêt. 
La colère des manifestants était dirigée contre les activistes islamistes qui, depuis des années, enlèvent des dizaines d’hommes d’affaires locaux, mais aussi contre les autorités, qu’ils accusent d’inaction "Halte aux kidnappings", "Où est passé l’Etat", "Non au règne de l’insécurité", pouvait-on notamment lire sur les banderoles des marcheurs, qui accusent le pouvoir d’observer un silence complice. 
"Nous voulons dire aux terroristes et aux auteurs des enlèvements que la Kabylie, bastion de la résistance contre le terrorisme, ne cédera pas au chantage, d’où qu’il vienne, mais nous voulons aussi dénoncer la passivité du pouvoir face à la multiplication des enlèvements qui touche exclusivement notre région", a déclaré Ali Yermache, maire de la municipalité d’Aghribs, lors de la marche de Fréha. 
Mohamed Ikherbane, élu du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), formation bien implantée en Kabylie, a pris la parole pour rappeler qu’il y a eu 65 kidnappings en Kabylie et que le dernier s’est soldé par un assassinat. Il a réclamé une enquête sur le récent rapt et dit ne pas comprendre le silence du gouvernement. Il a ajouté « Nous répondrons à ces criminels et la Kabylie est prête à prendre en charge son destin. La Kabylie est encore debout car nous sommes là et elle restera debout. » 
On pouvait entendre aussi de jeunes voix qui criaient : « Prenons les armes  ! » 
Selon des sources non vérifiées il nous a été rapporté que Mohand Larbi Tayeb, président par intérim du MAK, n’a pas pu lire le message du président du GPK, en exil, Ferhat Mehenni. Il en aurait été empêché par le maire d’Aghribs. 
Nous n’avons, pour le moment, aucune nouvelle des élus du FFS, dont le président Hocine Aït Ahmed, est en exil aussi... 

lundi 22 novembre 2010

Le pape admet l'usage du préservatif "dans certains cas"

Pour la première fois, un pape, Benoît XVI, admet l'utilisation du préservatif "dans certains cas", "pour réduire les risques de contamination" avec le virus VIH du sida, dans un livre d'entretiens à paraître mardi.



 A la question: "l'Eglise catholique n'est pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs ?", le souverain pontife répond : "dans certains cas, quand l'intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement". Jusqu'ici, le Vatican, opposé à toute forme de contraception autre que l'abstinence, réprouvait l'usage du préservatif même pour prévenir la transmission de maladies. En mars 2009, Benoît XVI avait d'ailleurs soulevé une immense
polémique, en déclarant, lors d'un voyage au Cameroun et en Angola, que l'utilisation du préservatifs "aggravait" le problème du sida, pandémie dévastatrice en Afrique. Pour illustrer son propos, dans ce nouvel ouvrage d'entretiens avec un journaliste allemand qui aborde une multitude de sujets (pédophilie, célibat des prêtres, relation à l'Islam, ordination des femmes...), le pape donne un seul exemple, celui d'un "homme prostitué", considérant que "cela peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut". Même s'il ouvre une brèche, Benoît XVI rappelle que pour le Vatican, le préservatif "n'est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l'infection du VIH". "Se polariser sur le préservatif signifie une banalisation du sexe et c'est exactement le danger que beaucoup de gens considèrent le sexe non plus comme une expression de leur amour, mais comme une sorte de drogue, qu'ils s'administrent eux-mêmes", ajoute-t-il. Ce premier livre d'entretiens depuis que le cardinal allemand Joseph Ratzinger est devenu pape en 2005 doit être traduit en 18 langues. Concernant les affaires de pédophilie mettant en cause des prêtres, Benoît XVI, 83 ans, reconnaît que "l'ampleur" du scandale était pour lui un "choc inouï". Cependant, une démission de sa part n'est pas à l'ordre du jour. "Il ne faut pas fuir quand le danger est grand. Par conséquent, ce n'est certainement pas le moment de démissionner", dit-il. Avec l'islam, il prône un dialogue "sincère". "Il est important que nous restions intensément en contact avec toutes les forces musulmanes ouvertes au dialogue pour que des changements puissent se produire, là où l'islam lie vérité et violence", dit-il. Revenant sur son discours de Ratisbonne, dans lequel une citation d'un empereur byzantin sur le rôle de la violence dans cette religion déclencha une polémique dans le monde musulman, en septembre 2006, il explique avoir voulu faire un discours académique et ne pas avoir prévu qu'il soit lu comme un discours politique. Le pape évoque également le danger d'un schisme de l'Eglise et l'éventualité d'un Concile Vatican III, une idée qu'il repousse pour l'instant. Vatican II, organisé de 1962 à 1965, avait ouvert l'Eglise catholique au monde moderne. L'ouvrage est le fruit de 20 heures d'interviews réalisées entre le 26 et le 31 juillet dans la résidence de vacances pontificale de Castel Gandolfo avec le journaliste allemand Peter Seewald. Ce dernier est un ancien communiste reconverti au catholicisme après une rencontre avec le cardinal Ratzinger. "Lumière du monde" sera lancé à 50.000 exemplaires dans la version italienne et 70.000 dans la version allemande.

Pakistan : accusé de blasphème, innocenté, exécuté.

Un voisin malveillant vous accuse de blasphème, et vos chances de survie sont infimes si vous êtes chrétien au “pays des purs” (Paki-stan)Et même si par miracle les juges vous déclarent innocents, des milices d’encoranisés armés se chargeront de vous faire la peau.
En juillet dernier, deux frères chrétiens qui venaient d’être acquittés, étaient descendus par balles en sortant du tribunal par des hommes armés (lire). Aujourd’hui, ce nouveau cas en tous points similaire vient nous rappeller combien la vie des chrétiens est précaire dans ce pays, et  qu’Asia Bibi, cette chrétienne mère de 5 enfants qui risque la pendaison pour blasphème (lire), est et restera extrêmement menacée, même si elle était graciée.
 
Lahore - Un homme accusé de blasphème a été abattu près de son domicile dans la ville pakistanaise de Lahore peu après avoir été libéré sous caution par un tribunal, selon un rapport des médias. 
Imran Latif, 22 ans, a été accusé d’avoir brûlé des pages du Coran par une plainte enregistrée au poste de police de Sherakot à Lahore  et il a passé cinq mois en prison.
Libéré sous caution le 3 novembre, après que l’homme qui avait déposé la plainte pour blasphème ait déclaré au tribunal qu’il n’était plus sûr que Latif soit le coupable.
Latif a été abattu par des hommes armés près de son domicile le 11 novembre, mais ce n’est que plus tard que la police a appris qu’il avait été accusé de blasphème, indique le journal Express Tribune.
L’inspecteur Rafique Ahmed, qui enquête sur l’assassinat, a déclaré que la mort de Latif est probablement liée à l’affaire de blasphème. “Aucun musulman ne tolère qu’un homme commette des actes blasphématoires,” a-t-il dit.

Source : Indian Express Extrait traduit par bivouac-id.

dimanche 21 novembre 2010

l’entrepreneur a été inhumé en présence d’une foule nombreuse

La Kabylie rend un hommage digne à Hend Slimana 

“N’oublions pas, la solidarité doit être de mise dans toute la région”, clamaient les orateurs qui se sont relayés au mégaphone durant les obsèques. 

Ayant succombé vendredi matin à ses blessures après avoir été victime, rappelons-le, en compagnie de son jeune cousin Omar, d’un faux barrage dressé dimanche dernier vers 21 heures par un groupe de plusieurs hommes armés au lieu-dit Bouhlalou, à quelques encablures d’Aghribs village, l’entrepreneur Hend Slimana, dit Hidouche, a été inhumé hier au cimetière de Sidi Yahia El-Kemmadi (Imekhlaf) dans un climat de consternation et d’indignation indescriptibles. Des milliers de citoyens de la région des Ath Jennad et d’autres régions de la Kabylie sans compter les milliers de femmes des villages environnants présentes autour de la modeste demeure de la famille Slimana, ont tenu à rendre un dernier hommage à la malheureuse victime, et une véritable procession humaine a accompagné le regretté à sa dernière demeure. Le charisme de cet homme de 48 ans, ravi aux siens et à l’ensemble de la région à la fleur de l’âge, dépasse les frontières de sa commune natale, voire même celle de la wilaya de Tizi Ouzou, tant il ne lésinait jamais dans l’aide personnelle au profit des villages les plus isolés de la région, notamment dans les travaux de réfection des routes et autres besoins qu’exprimaient ses concitoyens dans la région, lui qui était connu pour avoir géré tel qu’il se doit son entreprise de bitume et de goudronnage. “Non seulement il a toujours aidé les plus démunis, mais aussi les jeunes de la région sans oublier notre club-phare la JS Kabylie”, nous dira un groupe de jeunes citoyens du village, des dires qui nous sont confirmés par des personnes proches du club kabyle qui ont tenu à assister à l’enterrement. Plusieurs personnalités et cadres de la wilaya (membres de l’APW, des députés, des sénateurs, le président de la JSK, le directeur de wilaya de la culture, des maires des régions environnantes…) ont tenu à saluer par un dernier adieu la dépouille de ce “jeune constructeur qui a relevé tant de défis et honoré tel qu’il se doit la région des Ath Jennad”, dira un sage du village. Plusieurs heures ont été nécessaires à cette véritable marée humaine venue lui rendre un dernier hommage, un dernier adieu avant de porter douloureusement sa dépouille vers sa dernière demeure située non loin du village d’Imekhlaf dans le cimetière de Sidi Yahia El-Kemmadi, un mausolée pour lequel le défunt Hidouche Slimana et sa famille avaient beaucoup contribué par leur aide considérable dans son entretien, sa réfection, sa restauration. Mieux encore, de nombreux villageois affirment que le revêtement de la route d’accès vers ce lieu très respecté où les citoyens d’Aghribs, Tazerout, Imekhlaf, R’bedh, Aït Ouchene, Tamassit, Agraradj, pour ne citer que ces villages environnants, célèbrent régulièrement les fêtes et cérémonies traditionnelles, notamment celle de Achoura, et/où le défunt ne passait jamais inaperçu pour son aide, sa bienfaisance et son dynamisme. Des imams, des membres de la coordination des comités de village de la région constituant la cellule de crise créée après ce drame qui frappe dans leur chair l’ensemble des archs environnants, puis le président de l’APC d’Aghribs, se sont relayés au mégaphone pour “remercier tous ceux qui sont venus nous soutenir dans cette douloureuse épreuve qui nous a blessés tous dans notre chair. Vous êtes venus réconforter et soutenir ceux qui construisent, ceux qui peinent et se sacrifient pour l’intérêt général de la population, nous vous demandons d’être plus unis et davantage mobilisés pour savoir d’où le coup est venu. Hidouche était un homme qui a toujours aidé les pauvres et les démunis. C’était un enfant du terroir qui aimait sa région et qui a choisi de vivre modestement dans son village, avec les siens. C’est pour ça que vous êtes tous venus pour lui rendre l’hommage qu’il méritait. N’oublions pas, la solidarité doit être de mise dans toute la région”, clamaient les orateurs avec des voix nouées d’émotion. Par ailleurs, les différents orateurs ont annoncé que la cellule de crise d’Imekhlaf a décidé, en collaboration avec la coordination des comités de village, d’organiser lundi prochain, à Fréha, une marche pacifique et silencieuse de soutien et de mobilisation pour exiger la libération, sain et sauf et sans conditions, de son cousin Omar, toujours entre les mains de ses ravisseurs et dont on n’a toujours pas de nouvelles. La marche s’ébranlera demain à 10h à partir du stade municipal de Fréha et prendra fin par un rassemblement populaire à la place centrale de la ville de Fréha, alors que les commerçants de la localité ont été aussi appelés à observer une grève générale qui durera toute la matinée, soit jusqu’à 12h.

liberté 

samedi 20 novembre 2010

Ferhat Mehenni s'explique

Si vous n'avez rien compris à la stratégie du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK); si vous êtes interloqués par le Gouvernement provisoire de Kabylie ; si vous doutiez des fondements de la politique des autonomistes algériens, alors ce livre est pour vous. Dans " Le siècle identitaire - la fin des Etats post-coloniaux" qui sort aujourd'hui 18 novembre chez la maison d’édition française Michalon, Ferhat Mehenni répond à toutes les questions que vous vous posez et même à celle que vous ne vous posez pas.
Pour lui, la notion d'indépendance, qui a servi, dans les années cinquante et soixante, à mobiliser les masses et à sucsiter des espoirs, n'est plus opératoire aujourd'hui. Dans un contexte de banqueroute générale des Etats post-coloniaux et de mondialisation, Ferhat Mehenni lui oppose le concept d'autonomie. Les indépendances; soutient-il, ont presque partout échoué. Dans sa présentation de l’ouvrage, l’éditeur  rappelle que  « cinquante ans après la décolonisation, les anciens pays colonisés  n’ont pas su tirer profit de leur indépendance ni sur le plan économique, ni sur le plan politique, à de rares exceptions près » Pire : ces jeunes Etats seraient quasiment de nature coloniale, eux qui n’hésitent pas à recourir au génocide parfois, « Revenir sur la colonisation est, pour tous, un devoir et une urgence. Si l’on veut comprendre et désamorcer à temps ces poudrières que sont la plupart des pays anciennement colonisés »
Bref, l'Etat post-colonial est en faillite. Ferhat Mehenni lui dénie le statut d'Etat-nation et le met en contradiction avec des notions fortes comme la démocratie, le droit, le libéralisme...Ferhat utilise avec brio la formule. Nous sommes passés, dit-il, des "Etats sans nation" aux "nations sans Etats".Quelle alternative alors propose t il ?  Après avoir fait le réquisitoire des Etats post- coloniaux  Ferhat Mehenni assène : « Il ne s’agit plus d’être’’ une et indivisible’’, comme la jeune république de 1791 lutant contre les sécessions et les menaces d’invasion mais de savoir conjuguer l’ouverture la transparence la pluralité qui sont désormais les  vraies garanties de la stabilité  politique et du dynamisme économique » Pour ce faire, il ne s’agit pas d’exporter et d’imposer par la force  la démocratie, comme ont tenté de  le faire les américains en Irak, mais en accueillant  dans le concert des Nations, les peuples qui aujourd’hui luttent pour leur indépendance, lit-on dans la présentation de l’ouvrage.
L'auteur croit entendre des "craquements" dans ce qu'il appelle déjà le "vieux monde", c'est-à-dire ancien colonisateur et ancien colonisé auxquels il ajoute même l’ONU et le G20 ! « Les pays issus de la colonisation ont déjà commencé à se disloquer » constate t il.  Ils vont donner naissance à d’autres pays, plus nombreux prédit- il. Cependant prévient il,  cet  « émiettement » , présenté  par  les  tenants du statu quo géopolitique, comme un risque d’installation de  l’anarchie et du chaos, ne doit pas nous faire perdre de vue que rien ne peut arrêter un peuple qui veut son indépendance.
Sa solution ? Vous l’avez devinée : le retour à l’identité. Non pas un repli identitaire ce dont il se défend mais une reconquête de soi de son histoire, de sa personnalité. Même une démocratie occidentale reste inefficace si elle ne s’accompagne pas d’une reconnaissance et d’une revalorisation des identités en place. Ferhat Mehenni cite Dominique Wolton auteur de «  L’autre mondialisation » qui rappelle que le respect et la valorisation des identités est un gage de succès de la communication et du développement économique social et culturel .
Bien entendu ,Ferhat Mehenni qui se garde d’être le messie de tous les Algériens, se soucie d’appliquer la recette en priorité pour la Kabylie dont le destin dit –il est comme le fil rouge de cette région. Son  livre de 14 chapitres se termine par une série de propositions et de clarifications autour de l’avenir de la Kabylie qui a souffert du déni d’existence  imposé par l’Etat algérien. Il va sans dire que ses idées pour regagner le droit à l’existence tranche avec celles des deux grands partis kabyles le FFS et le RCD que Ferhat Mehenni ne se prive pas d’égratigner , parfois férocement, les accusant d’avoir poursuivi une politique vaniteuse d’accession au pouvoir qui les a fait accepter l’étouffement des revendications d’une Kabylie politique . 
A lire Mehenni , la Kabylie gagnerait d'ailleurs à ne pas confier son destin….aux Kabyles ! Du moins pas à ces partis et à ces élites kabyles qui se sont succédés depuis 1962 et qui selon Mehenni «  ont tous contribué de près ou de loin , à maintenir leur première patrie dans ce statut d’inexistence »
Pour la bonne bouche ,l’auteur  qui ne manque ni de mordant ni de hargne classe les élites kabyles en trois catégories : les sincères, les apathiques et les traitres. On ne vous en dit pas plus.

Source: le Matin

Ferhat Mehenni : " Le siècle identitaire - la fin des Etats post-coloniaux", Michalon, novembre 2010.

vendredi 12 novembre 2010

Concours : Dessinons un drapeau pour la Kabylie de demain

- Grand concours organisé par le site Kabyles.net

Grand concours pour la création du drapeau de la Kabylie autonome.
Une carte d’identité kabyle a été créée, lors d’un concours d’idées lancé par le Mak, courant 2010.
Mais qu’en est-il de la création d’un drapeau, aux couleurs de la future Kabylie autonome ?
Devons-nous continuer à nous cacher, derrière le drapeau amazigh globalisant ?

Pour pallier à ce manque, qui construira l’identité kabyle de demain, nous organisons un grand concours d’idées :


Suivons le modèle catalan, en créant nos propres armoiries et nos propres couleurs.
Pour qu’un jour le drapeau kabyle puisse flotter dans le vent de l’espoir, et emporter aux 4 coins du monde un exemple à suivre : l’exemple Kabyle.

Faites nous parvenir vos idées, vos envies, votre vision, vos symboles de la Kabylie, et plus encore...
Nous les publierons pour les présenter à l’ensemble du lectorat, qui sera convié à voter en ligne.


Une seule adresse mail, pour envoyer vos projets : contact@kabyles.net
Date limite pour nous faire parvenir vos contributions : 10 janvier 2011
Vos images doivent respecter les informations suivantes :
- format JPG,
- résolution 300dpi
- taille : 750x500 pix
- RVB.
A la suite des votes, 3 projets seront gagnants. Ils seront une base, un support, une identité pour le drapeau Kabyle.

A vous de jouer !


Plus jamais ça pour nos enfants :


 
M. Mehenni At Sεid... Où est le drapeau kabyle ?


P.-S. Mentions légales

1 . A - Kabyles.net Le site internet kabyles.net, n’est pas une société et ne génère pas de bénéfices. Le site est mis-à-jour bénévolement par des journalistes désintéressés.
1 . B - PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
Les informations et données apparaissant sur le site kabyles.net sont destinées à un usage privé. Toute utilisation du nom du site et/ou de la société à des fins commerciales est interdite.
Le site et tous les droits qui lui sont rattachés tant sur la structure que sur le contenu sont propriétés exclusives du site Kabyles.net Tous les droits cités ici sont donc strictement réservés.
Tous les droits intellectuels du site kabyles.net sont régis par les lois françaises relatives à la protection de la Propriété Intellectuelle. Ces droits s’appliquent également aux sites auxquels kabyles.net permet l’accès par l’intermédiaire de liens hypertextes, ils sont la propriété exclusive de leurs titulaires et sont protégés à ce titre par les dispositions du Code de la propriété intellectuelle.
ARTICLE 2 - CONDITIONS GÉNÉRALES DE JEU
Aucun visuel, aucune donnée apparaissant sur le site kabyles.net, ne peut être téléchargé, copié, reproduit, publié, transmis, stocké, vendu ou distribué sous quelque forme que ce soit sans une autorisation écrite du site kabyles.net. Toute demande relative à la reproduction partielle ou totale des données ou informations du site devra être adressée auprès de contact@kabyles.net
Toute modification, altération, traduction des données et informations apparaissant sur kabyles.net ou tout usage de ce matériel à d’autres fins que celles énoncées dans ces conditions (y compris sur d’autres sites ou réseaux) est strictement interdite.
2 . A CONDITIONS D’INSCRIPTION
2 . A . 1 Conditions requises à l’ouverture d’un compte :
Tout Joueur doit être majeur ou s’il est mineur doit disposer de l’autorisation écrite de ses parents ou de son tuteur pour jouer sur le site de kabyles.net se réserve le droit de demander la preuve de cette autorisation.
2 . A . 2 Confidentialité et sécurité des identifiants Les identifiants sont personnels, confidentiels et non transmissibles.
2 . A . 3 Adresse e-mail des Joueurs Il est de la responsabilité et du devoir du Joueur de s’assurer que l’adresse e-mail communiquée au site kabyles.net reste valide et accessible, ceci pour garantir la communication de toute information entre le Joueur et le site. Le Joueur doit donc actualiser son adresse e-mail en écrivant à l’adresse suivante : contact@kabyles.net Il est de la responsabilité des Joueurs de maintenir leur coordonnées à jour (e-mail).
2 . B- PUBLICATION D’IDENTITÉ Le site kabyles.net ne pourra être tenu responsable d’une usurpation d’identité d’une des joueurs.
3 - TRANSMISSION DES PROJETS : Les images doivent respecter les informations suivantes :
- format JPG,
- résolution 300dpi
- taille : 750x500 pix
- RVB Et doivent être envoyées au plus tard le : 10/01/2011, auprès de l’adresse mail suivante : contact @kabyles.net

Tags insultants, jets d’excréments sur l’église Saint-Jean à Avignon

Mercredi, église Saint-Jean. Le père Gabriel, curé de la paroisse, s’adresse à la presse, presque en désespoir de cause. C’est que depuis plusieurs mois, son église est la cible de tags injurieux et obscènes, de jets d’excréments... Et la semaine dernière, le feu a été mis au cyprès qui jouxte le bâtiment religieux, risquant de propager les flammes à l’église. Pour ce prêtre, "ces actes ont un lien direct avec ce qui se passe en Irak où des Chrétiens ont été agressés". D’emblée, le père Gabriel parle de tensions inter-communautaires et dénonce un "climat de plus en plus agressif et violent entretenu par un petit groupe de jeunes de 12/13 ans jusqu’à 16 ans". Dans un premier temps, le père Gabriel a cru à des "incivilités" de jeunes désoeuvrés du quartier. Des bêtises d’ados en mal de provocation.
"On va vous griller, vous et votre église"
Puis, quelques jours avant l’incendie du cyprès, un jeune est entré dans l’église, en pleine messe, urinant sur le parvis avec cette phrase terrible, : "On va tous vous griller, vous et votre église". Le curé de la paroisse a déposé plainte au commissariat ce 9 novembre. Comment l’ensemble de faits aussi graves perpétrés envers un lieu de culte, quel qu’il soit, a-t-il pu passer inaperçu auprès des pouvoirs publics ? A la mairie, le chef de cabinet s’avoue "choqué et abasourdi". "Nous avons appris les faits par la presse ce matin-même" reconnaît-on au cabinet du maire. Abasourdi par les faits eux-mêmes, mais aussi par l’absence de relais et le manque de remontée d’informations du quartier jusqu’à la mairie... "Nous avons retracé tous les courriers reçus en mairie ces derniers mois, rien ne concerne l’église Saint-Jean".
Le père Gabriel sera reçu lundi en mairie
Autre motif de stupéfaction, le fait que l’archevêché n’ait pas téléphoné directement au maire pour signaler ces actes qualifiés "d’intolérables".
Des actes qui, pour certains riverains du quartier Saint-Jean ne seraient que la face émergée de l’iceberg déplorant un "prosélytisme religieux". Une tension inter-communautés qui devra être prise en compte par l’archevêché et le représentant du culte musulman. Localement, on apprenait ce soir que le père Gabriel sera reçu en mairie dès lundi 8 h 30, son agenda ne lui permettant pas de rendez-vous avant. "Nous allons mettre en place un groupe de travail composé de la police nationale et municipale mais aussi des services techniques de la ville afin de répondre le plus rapidement possible à cette situation" conclut le chef de cabinet.
N’ayant pas réussi à joindre l’archevêché ce soir, nous ferons, nous l’espérons, connaître sa position dès demain.
Source :avignews

Nouvelle charge de Nordine Aït Hamouda contre Ouyahia

Le député du RCD et vice-président de l’Assemblée populaire nationale (APN) réitère sa charge contre le premier ministre. A l’occasion d’une conférence publique au siège communal du RCD à Tizi Ouzou ce jeudi, il a déclaré que Bouteflika et Ouyahia sont les deux faces d’une même médaille. « Bouteflika et Ouyahia sont élevés dans la culture du parti unique et sont des intrigants ; ils sont sans foi ni loi », a ainsi affirmé Nordine Aït Hamouda, devant une assistance nombreuse.
Consacrant l’essentiel de son discours au Premier ministre, le député a d’abord dit que c’est le général Betchine qui a fait d’Ouyahia ce qu’il est maintenant. Rappelant l’épisode de l’emprisonnement des cadres, il a décroché des flèches assassines à l’encontre de l’architecte de ce que l’on appelait à l’époque la chasse aux sorcières. « L’arrestation des cadres est un crime qu’Ouyahia doit tôt ou tard payer », tonne Aït Hamouda.
Selon ce dernier, le chef du RND doit donner à chaque fois des gages d’antikabylisme pour rester au pouvoir. « Lors des évènements de 2001, Ouyahia était ministre de la Justice. Malgré les assassinats, il n’avait pas levé le petit doigt. Et aucun gendarme n’a été présenté devant les tribunaux, regrette le fils du colonel Amirouche. Pour plaire à ses maîtres, Ouyahia doit prouver qu’il est antikabyle et qu’il est en mesure de mâter la région de Kabylie », explique le député du RCD. « Ouyahia peut recycler les escrocs politiques exclus du RCD, mais la Kabylie n’est pas à vendre », fulmine le parlementaire suscitant un tonnerre d’applaudissements.
Accusant le pouvoir « mafieux » de refuser le débat, Aït Hamouda a noté que le recours aux ordonnances, au lieu d’être une exception, est devenu la règle, citant l’exemple de plusieurs lois qui engagent le devenir du pays, comme la loi de finances complémentaire, la loi sur la Cour des comptes, la loi contre la corruption, etc.

El Watan

lundi 8 novembre 2010

Algérie - Ramadan : Procès de 8 non-jeûneurs +[mise à jour] les accusés ont été relaxés

Huit personnes doivent comparaître ce lundi 8 novembre devant le tribunal correctionnel d’Akbou, près de Béjaïa (250 km à l’est d’Alger), en Kabylie, pour n’avoir pas jeûné durant le ramadan, a indiqué dimanche à l’AFP un de leurs avocats Me Abderrezak Ammar-Khodja
Les prévenus, de confession musulmane, avaient été interpellés fin août par la police dans la localité d’Ouzellaguen, à une dizaine de km d’Akbou, alors qu’ils buvaient du café dans un local commercial fermé, a-t-il ajouté.
Déférés devant le justice, ils ont été inculpés d’atteinte aux “préceptes de l’islam”. Sept d’entre eux ont été remis en liberté tandis que le huitième, le propriétaire du local, avait été placé en détention provisoire avant d’être libéré le 6 septembre, selon Me Ammar-Khodja.
Plusieurs procès ont été intentés ces derniers mois contre des Algériens poursuivis pour “non-respect des préceptes de l’islam”, notamment contre des convertis au christianisme.
Mi-octobre, un jeune a écopé de deux ans de prison ferme et de 100.000 dinars (1.000 euros environ) d’amende pour n’avoir pas jeûné fin août durant le ramadan à Oum El Bouagui, à quelque 500 km au sud-est d’Alger, selon la presse algérienne.
Deux chrétiens non jeûneurs avaient été relaxés le 5 octobre à Ain el Hammam dans l’est algérien alors que le procureur avait requis trois ans de prison ferme. Un juge de ce tribunal kabyle avait prononcé un non-lieu car “aucun article (de loi) ne prévoit de poursuite” dans le cas de non respect du jeûne durant le ramadan.
Un procès est prévu le 28 novembre contre quatre convertis au protestantisme poursuivis pour “ouverture illégale d’un lieu de culte” à Larbaâ Nath Irathen, près de Tizi Ouzou, en Kabylie.
Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia avait déclaré le 21 octobre devant l’Assemblée nationale que la liberté de culte sera “toujours garantie” en Algérie, où l’islam est religion d’Etat.
Le procès des 8 non-jeûneurs d’Ighzer Amokrane, qui pour rappel a été renvoyé le 6 septembre pour absence d’un accusé et des deux témoins. Les 8 personnes sont accusées de «non-respect et d’atteinte à l’un des préceptes de l’Islam».
Dans la rue, rendez-vous est donné pour une forte mobilisation des citoyens, ce matin, en faveur des accusés, lesquels n’ont pas cessé de manifester tout leur soutien et affection envers les 8 jeunes incriminés.
Un sit-in est prévu aujourd’hui devant le tribunal d’Akbou pour exiger la relaxe pure et simple des accusés.
Des membres de la LADDH ( Ligue algérienne des Droits de l’Homme ) de Béjaïa, conduits par Salhi Saïd, des membres du collectif Forum Kabylie, des militants du MAK (autonomistes), d’anciens animateurs du mouvement citoyen et des citoyens anonymes de la région seront présents à ce sit-in afin de soutenir les 8 jeunes accusés, d’autant plus que le procès intenté aux jeunes hommes est considéré comme «incongru» vu «le flou qui entoure l’article 144 bis 2 du code pénal», s’accordent à dire les avocats des accusés.
algérieD’ailleurs, Salhi Saïd, responsable du bureau de la LADDH de Béjaïa, appelle à revoir l’article de la discorde, en ce sens qu’il ne cite pas expressément les faits reprochés aux 8 jeunes accusés, qui, pour rappel, ont été appréhendés dans la gargote de Chikaoui Arab (le principal accusé), sise au centre commercial de la ville, en train de manger vers midi, en plein mois de Ramadhan, pour être conduits aux commissariat d’Ighzer Amokrane par les agents de police.
 

vendredi 5 novembre 2010

France : des fidèles caillassés pendant la messe à Carcassonne




150 fidèles qui assistaient à l’office à la mémoire des défunts, mardi en fin d’après-midi dans une église d’un quartier sensible de Carcassonne, ont été victimes de deux adolescents (entre 13 et 14 ans)  qui, après être entrés dans l’édifice consacré, leur ont lancé des pierres et des pommes de pins. Une personne a été touchée. Par ailleurs, une statue de la Vierge, cible des jeunes profanateurs, a été endommagée.
Deux membres de l’assistance, qui avaient quitté l’office pour faire évacuer les deux jeunes intrus, les ont vainement poursuivis. Ces derniers se sont fondus dans le quartier, après avoir copieusement injurié leurs poursuivants.
Hier matin, une plainte a été déposée au commissariat de Carcassonne, où les faits sont pris très au sérieux. La profanation de l’église Saint-Jacques et le caillassage des fidèles, en plein office - une première, dans un quartier pourtant difficile - ont suscité un gros émoi au sein de la communauté chrétienne.
Plus d’informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.