mercredi 4 avril 2012

Les juifs de Libye pourront-ils un jour rentrer chez eux?

Il rêve de retourner en Libye et d'y construire une synagogue. Sa famille a été contrainte de partir. La chute du régime Kadhafi va-t-elle permettre le retour des juifs de Libye?

Je suis un juif de Libye. Bien que ma famille et moi ayons été forcés de fuir la Libye pour Rome après la guerre de 1967 entre Israël et ses voisins arabes, je me considère encore comme juif, libyen et italien—et fier d’être les trois. Je suis revenu quatre fois depuis 1967, mais chaque fois j’ai été obligé de repartir. Bien que beaucoup de temps ait passé, je sens encore la fraîcheur de l’air de Tripoli et sa lumière si particulière: chaude sans être aveuglante. Je veux encore sentir cette lumière—mais dans une Libye stable, dans un pays prônant la liberté, la justice et l’état de droit, qui protège la liberté de religion pour tous ses citoyens et honore son héritage juif.

jeudi 15 mars 2012

Algérie: «Maman, c’est la France qui a tué grand-père. - Non, c’est la guerre»

A Bondy, en Seine-Saint-Denis, une mère d’origine algérienne raconte à son fils les dures réalités du conflit qu’elle a vécues, petite fille, en Kabylie.


«J’avais 6 ans quand j’ai perdu mon père. Nous habitions un village situé à trois kilomètres de Tazmalt, en Petite Kabylie.» C’était en décembre 1959, en Algérie. Des soldats français, opérant dans le cadre du Plan Challe, dont le mot d’ordre était «gagner la guerre pour faire la paix», ratissaient les montagnes qui surplombent la plaine, à la recherche de combattants du FLN. Ils y capturèrent Salah, 32 ans, sur les indications d’un rebelle précédemment arrêté.

Trois jours plus tard, ils ramenèrent Salah à l’endroit où ils l’avaient trouvé, pour le fusiller. Il avait refusé de rejoindre les rangs français. 

Maroc : de Hassan II à Mohammed VI, les rois passent, la torture reste



Document. La semaine dernière, L'Humanité Dimancherévélait que cinq étudiants de Taza et Fès étaient emprisonnés, après torture, pour avoir réclamé de meilleures conditions d’études. Ils sont en grève de la faim. L’un d’eux, Ezedine Erroussi, a rédigé une lettre dans laquelle il dévoile la torture qu’il subit. Nous publions en exclusivité son "journal de la torture". 



Le détenu politique Ezedine Erroussi, prison locale de Taza, n°d’écrou 7000096 
Le journal de la torture
    Salutations militantes aux étudiants(tes),
    Salutations à tous les nobles militants du Maroc blessé,
    Salutations de résistance à mes camarades de la prison de sinistre réputation Aïn Kadouss  à Fès qui sont en grève de la faim à mes côtés depuis le 23/01/2012
    Salutations à tous les prisonniers politiques du Maroc notamment les prisonniers de la révolte de Taza la glorieuse avec, à leur tête, les grévistes de la faim depuis le 14/02/2012.

    Pourquoi la télévision algérienne est restée soviétique

    Toujours fermée aux télévisions et radios privées, l'Algérie, malgré une vague promesse d'ouverture, fait encore figure de mastodonte nord-coréen dans la région.


    Algérie, février 2011, 20 heures, heure locale. Le JT de la télévision nationale démarre après une page de publicité qui vante pour l'essentiel des produits privés. Le présentateur, droit comme un soldat, lit un message qu'a adressé le président Abdelaziz Bouteflika à son homologue d'un pays lointain pour lui souhaiter une bonne fête de l'indépendance. Puis un autre message, d'un obscur chef d'Etat de la planète qui félicite à son tour le président Bouteflika.

    Il n'y a toujours pas d'images, le présentateur lit ainsi d'une voix monocorde plusieurs documents n'ayant strictement aucun intérêt. Puis une image, sans le son, qui montre le président algérien souriant, recevant le vague envoyé d'un pays ou d'une organisation internationale.

    Mélenchon, le plus algérien des candidats à la présidentielle française


    Cinquante ans après la signature des accords d’Evian le 18 mars 1962 entre Paris et le Front de Libération Nationale algérien (FLN), la guerre d’Algérie n’a pas fini de semer le trouble en France, notamment chez les responsables politiques français. En pleine campagne électorale présidentielle française, la guerre d’Algérie s’invite dans les débats.

    Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de Gauche, a estimé que Jean-Marie Le Pen «avait du sang jusqu’aux coudes» depuis la guerre d'Algérie, rapporte le site algérien Tout sur l'Algérie.
    Le Pen «a du sang jusqu'aux coudes»«le sang d'un tortureur» pendant la guerre d'Algérie où «il torturait les résistants du FLN et ceux qui se battaient pour l'indépendance» du pays, a ajouté Mélenchon.

    Il a ensuite déploré que sa fille [Marine Le Pen, ndlr]«continuent de nous saouler avec cette histoire de l’Algérie française».