Le FIS (Front islamique du Salut) a bel et bien gagné sur le plan des idées et des comportements et cela même s’il n’a pu prendre le pouvoir.
Il y a vingt ans, les autorités administratives algériennes s’apprêtaient à dissoudre le Front islamique du salut (FIS). Quelques semaines après l’interruption du processus électoral et l’annulation de la victoire du parti religieux au premier tour des élections législatives, une telle mesure n’avait guère surpris les Algériens et les observateurs. Durant tout le mois de février, nombre de ses militants avaient été arrêtés et envoyés dans des camps d’internement situés au Sahara.
D’autres, entrés très vite en clandestinité, avaient appelé les Algériens à refuser l’annulation des élections et exigé de l’armée qu’elle ne s’oppose pas « au choix du peuple ».




