dimanche 19 octobre 2014

Saura-t-on la vérité sur l'assassinat des moines de Tibhirine?



Le juge français Trevidic va pouvoir enquêter sur place en Algérie. Mais trois scénarios s'opposent sur l'origine de cette tragédie.


Saura-t-on un jour la vérité sur le drame qui s’est joué il y a dix-huit ans, de mars à mai 1996, dans le fief montagneux de Médéa, à 90 kilomètres d’Alger, où sept cisterciens trappistes du monastère Notre-Dame de l’Atlas, dans le village de Tibhirine, ont été enlevés, puis massacrés? Si on découvre, un jour prochain, les circonstances de leur mort, ce sera sans doute à la persévérance de Marc Trévidic, juge antiterroriste du tribunal de Paris, et à l’obstination de Me Patrick Baudouin, avocat des familles des victimes, qu’on le devra.
Dans cette affaire hors du commun, rien n’a été fait selon les règles. Comme si la France avait voulu ménager la susceptibilité des dirigeants algériens, on attendra plus de sept ans, en 2004, avant qu’une information ne soit ouverte par le parquet de Paris. Puis, une fois lancée, l’enquête a végété pendant des années: aucune audition d’importance, aucune autopsie des dépouilles.

Maroc - Algérie : tirs à la frontière, Rabat somme Alger de s'expliquer



Le Maroc a fustigé un "acte irresponsable" et sommé l'Algérie de s'expliquer après des coups de feu tirés samedi à la frontière entre les deux pays. Selon Rabat, un soldat algérien a tiré vers des civils, blessant grièvement un jeune marocain.


L'épisode ne risque pas d’améliorer les relations, déjà très tendues, entre le Marocet l’Algérie, deux pays dont la frontière est fermée depuis 20 ans. Dans un communiqué, le gouvernement marocain a fait état, samedi 18 octobre, de tirs de l'armée algérienne "sur une dizaine de civils", à proximité de la ville frontalière d'Oujda. Un Marocain de 28 ans a été grièvement blessé au visage, il se trouve dans un état "très critique".

vendredi 2 mai 2014

La France expulse un Algérien soupçonné de recruter pour le jihad en Syrie

A Reyhanlı, à la frontière entre la Turquie et la Syrie, les candidats au jihad peuvent trouver tout le matériel nécessaire pour combattre.


Un Algérien de 37 ans, soupçonné de recruter des Français pour mener le jihad en Syrie, a été expulsé jeudi 1er mai. L'expulsion immédiate de ressortissants étrangers impliqués dans les filières jihadistes est l'une des mesures du plan anti-jihad présenté le 23 avril en Conseil des ministres.
Le suspect connaissait deux hommes, habitant comme lui en Savoie, qui avaient été condamnés en février 2011 à trois ans de prison pour avoir organisé l'envoi de jihadistes en Afghanistan, a détaillé une source proche du dossier. Francetv info revient sur ce que l'on sait de cette expulsion.

Finale de la coupe d’Algérie : Le racisme a encore sévi

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Arrivés en masse au stade de Blida, les Kabyles venus soutenir leur équipe ne s’attendaient certainement pas à subir un autre acte de racisme après les violences de nature colonialiste qu’ont subis les citoyens kabyles lors de la marche traditionnelle pour la commémoration des printemps 1980 et noir, empêchée le 20 avril dernier. Munis d’étendards, écharpes, casquettes, drapeaux et fanions au couleurs du club kabyle mais aussi de drapeaux amazighs, la police ne s’est même pas encombrée de précautions pour arracher ces derniers en signifiant aux supporters kabyles l’interdiction faite à ce drapeau d’accéder aux gradins où des drapeaux italiens et saoudiens étaient déployés en même temps que le drapeau algérien par le public algérois du MCA. Cette grave atteinte au symbole de tous les Imazighen de l’Afrique du Nord a profondément choqué le public kabyle, la vue de ces drapeaux récupérés par la police avant de les jeter dans un terrain vague à proximité du stade, a fini par accentuer la colère dans les tribunes. Ni Hannachi, ni les joueurs de la JSK dont la plupart ne parlent même pas le kabyle, ni les opposants de pacotilles n’ont levé le petit doigt pour dénoncer un acte raciste de cette nature qui, faut-il le rappeler, n’est pas à sa premier manifestation.
« Seul le peuple comme un seul homme a osé défier la peur » chantait Matoub Lounès. Avant le début du match, alors que le drapeau algérien se hissait pendant que l’hymne algérien fusait à plein décibels dans l’arène blidéenne, amplifié par une tribune entière réservée aux militaires comme à l’époque des années de plomb du boumédiennisme, la galerie kabyle, sereine et brave, a réagi dignement à cet énième affront, en tournant carrément le dos au stade, à l’hymne et au drapeau algériens.

jeudi 1 mai 2014

En dépit de ses mensonges, l’AFP se résigne à reconnaître l’existence du combat de la Kabylie pour son autodétermination.

En dépit de ses mensonges, l’AFP se résigne à reconnaître l’existence du combat de la Kabylie pour son autodétermination.
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ALGER & PARIS (SIWEL) — Bien que l’AFP réduise, encore plus que la presse algérienne, les milliers de marcheurs kabyles ayant répondu à l’appel du MAK, à « environ 2000 personnes », elle a tout de même évoqué, dans une dépêche plutôt grotesque, et visiblement à contrecœur, la formidable marche du peuple kabyle que le MAK a initié pour répondre à la provocation du régime algérien contre des manifestants kabyles pacifiques et pour réaffirmer le droit de la Kabylie à son autodétermination. Exactement, comme pour le déjeuner public du 3 aout 2013, l’AFP n’a pas pu s’empêcher de parler de « Tizi-Ouzou, la ville algérienne de Kabylie », exactement comme elle avait parlé des « algériens de Tizi-Ouzou en Algérie », pour évoquer les non jeuneurs kabyles et cela pour que tout le monde comprenne que cela se passe en Algérie alors que cela se passe exclusivement en Kabylie et nulle part ailleurs en Algérie.


Ainsi si nous devions décortiquer la dépêche de l’AFP, nous nous rendrions compte que sur une information qu’elle n’a pu rapporter qu'à contrecœur, à savoir la marche du peuple kabyle pour son autodétermination et contre la répression, il y a mille et un mensonges et contrevérités :